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Claudio Monterverdi

Génial peintre musical des êtres et de leurs passions

Portrait de Claudio Monteverdi par Bernardo Strozzi (1640) © Tous droits réservés

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Claudio Monteverdi, génial peintre en musique des êtres et de leurs passions. Sous sa plume, le madrigal devient éclatant, bigarré, en écho à la nature ardente du compositeur.

Une enfance à Crémone

Claudio Monteverdi naît à Crémone le 15 mai 1567. Dans cette petite ville, la vie est rythmée par le cycle des saisons avec, comme l’écrit Roger Tellard, un hiver éprouvant où le brouillard qui monte du Pô noie choses et gens dans une étrange aube cotonneuse, puis, après un printemps furtif, l’ardeur d’un été qui, d’un coup, accable.

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Crémone abrite les ateliers des meilleurs luthiers. Les Amati y sont déjà célèbres et l’ancêtre, Andrea, fournit en violons les souverains de l’Europe entière… Claudio Monteverdi apprend l’orgue et le violon, et il cultive sa voix, c’est la coutume à cette époque : les compositeurs savent chanter ! Son père confie son éducation musicale à Ingegneri, un illustre compositeur établi à Crémone. Claudio acquiert une maîtrise parfaite de l’ancien style. Il apprend aussi à jouer de la viole. Dans le décor de la Contre-Réforme ambiante, c’est au répertoire d’église qu’il se consacre. Marc Antonio Ingegneri était lui-même élève à Parme du flamand Cyprien de Rore, qu’on appelait il divino.

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Monteverdi et le madrigal

Claudio Monteverdi fait son apprentissage de la musique avec ferveur. Il a un esprit de découverte, un goût pour la nouveauté. L’art collectif et anonyme du Moyen Age mystique proposait des œuvres au caractère plutôt impersonnel. La Renaissance exalte la conscience individuelle, le geste unique de l’artiste. Vers 1530, en Italie, un vent de liberté souffle sur la musique. Le madrigal se développe. Il offre une grande liberté d’écriture. La seule règle est de s’inspirer du texte poétique. A la fin du XVIe siècle, le madrigal est très à la mode.

Monteverdi aime le chant. Il a d’abord fait partie de la maîtrise de la cathédrale. Quand sa voix a mué, il a rejoint les instrumentistes dans l’ensemble de suonatori dirigé par Ingegneri. Plus tard, peut-être fréquente-t-il l’université. Monteverdi a un esprit moderne, une pensée humaniste, un goût de la perfection artistique. Quand il se met à tracer des notes sur le papier à musique, ce sont des chansons d’une fraîcheur printanière qui voient le jour. L’écriture est souple, la musique diffuse un délicieux parfum de bonheur. Un éditeur de Venise, perçoit le talent de Monteverdi, dans ses pages de jeunesse, et il les publie.

Quand musique et poésie se côtoient

Claudio Monteverdi a 19 ans quand il publie son premier recueil de madrigaux. Il va ensuite entrer dans une période de réflexion. Il est à la croisée des chemins. Il voit s’ouvrir devant lui un avenir de musicien profane qui l’éloigne toujours plus de son professeur Ingegneri. Trois années sabbatiques s’écoulent, après lesquelles Monteverdi s’engage résolument dans la voie du grand madrigal expressif à cinq voix. Il compose des œuvres admirables, elles célèbrent le dialogue fertile entre la musique et la poésie. Le chant se fait le miroir du texte. Il édite un nouveau recueil en 1587 et le présente comme les premières fleurs de son talent.

Dans l’Italie musicale du XVIe siècle, le madrigal est très apprécié. Selon Roger Tellard, il imprègne de sa présence et de ses parfums subtils, ardents, extravagants, la vie, les mœurs, l’air du temps. Claudio Monteverdi a peut-être été sous influence de Luca Marenzio, un musicien poète à la douceur virgilienne, qu’on appelle le dolce cigno dell’Italia, le cygne suave de l’Italie.

La vie musicale de la péninsule est variée. Et il y a la musique profane, aux accents d’improvisation et de liberté, en phase avec la vie quotidienne. Et d’un autre côté, l’art parfait à l’église, la musique savante où brillent les Franco-Flamands. Sans oublier l’école pontificale et son chef de file Pier Luigi da Palestrina.

A la cour du duc de Mantoue

La ville de Crémone n’offre pas à Claudio Monteverdi des débouchés à la mesure de ses ambitions et de son talent. Il se tourne vers Milan et pose sa candidature au poste de maître de chapelle du duomo. En vain. Il rejoint alors la cour des Gonzague à Mantoue. A 24 ans, il devient maître de musique de la chambre, à la cour de l’exubérant Vincenzo Ier de Mantoue, dont la brillante chapelle est dirigée par le célèbre Giaches de Wert.

Le duc de Mantoue mène grand train de vie. Sa jeune femme Margherita Farnèse n’apprécie pas ses innombrables aventures galantes, ce qui le mène au divorce. Le duc est un protecteur des poètes et des musiciens. Il est aussi grand amateur de peinture et c’est à lui qu’on doit le séjour de Rubens à Mantoue, vers 1601. Le duc fait édifier un théâtre dans un site superbe, ce sera un écrin pour accueillir les premiers drames en musique qui verront le jour dans les académies de Florence.

Monteverdi suit avec intérêt les réflexions d’un cercle de poètes et de musiciens qui se constitue à Florence à l’initiative de Giovanni Bari. On discute de la question de savoir comment on peut parler en chantant. On s’intéresse aussi au renouvellement de la tragédie grecque. Monteverdi est plongé dans cette atmosphère grisante. A Mantoue, il composera sa première œuvre scénique, l’Orfeo. Une partition nourrie par la quête du renouveau de la tragédie, la recherche d’un langage moderne, et d’un idéal de perfection.

A Mantoue, Claudio Monteverdi travaille intensément. Il y a la musique d’église, les concerts à la chambre en petit comité, les fêtes et réjouissances de prestige au palais ducal. Elles ont lieu dans la salle des Miroirs qui présente des curiosités d’optique et d’étranges miroirs aux effets surprenants. Claudio Monteverdi écrit à son père : "Chaque vendredi soir, on joue de la musique dans la salle des Miroirs, de belles occasions pour la musique où personnellement, je fais sonner les grands luths et l’orgue de bois qui est fort suave".

Monteverdi travaille sans désemparer à sa nouvelle œuvre, le troisième livre de madrigaux à 5 voix. Il lui devra sa jeune célébrité. Monteverdi rencontre aussi Gesualdo, qui après avoir supprimé sa femme infidèle, Maria d’Avalos, son amant, le duca d’Andria, et son fils dont il mettait en doute la légitimité, se rend à Ferrare en 1594 pour s’y remarier avec Leonora d’Este, un second mariage qui sera aussi houleux et malheureux que le premier a été sanglant.

A la fin de juin 1595, le duc Vincent Gonzague est appelé par l’empereur Rodolphe II de Habsbourg pour l’aider dans un conflit contre les Turcs. Il quitte Mantoue à la tête d’une troupe d’arquebusiers à cheval. Il emmène des musiciens, parmi lesquels Monteverdi. Mais le voyage lui coûte de lourdes dépenses qu’il ressentira pendant des années. Ils rentrent à Mantoue en novembre 1595. La chapelle ducale est toujours confiée au valeureux de Wert, mais pour peu de temps. Le musicien flamand meurt en mai 1596.

Esotérisme et sciences interdites

Monteverdi est en concurrence avec Pallavicino pour succéder à Giaches de Wert. C’est Pallavicino qui est choisi. Il est sensiblement plus âgé et il a publié plus de livres de madrigaux que lui.

A Mantoue, Claudio Monteverdi s’adonne à des expériences particulières. Il s’intéresse à l’ésotérisme et aux sciences interdites. Il fait chauffer du soufre, du mercure, et du sel dans l’athanor, sans en espérer autre chose dit-il que le plaisir de jouer avec l’insolite. Il confie : "Je m’attends à en obtenir un je-ne-sais-quoi, pour en faire ensuite un je-ne-sais-quoi pour ensuite s’il plaît à Dieu, pouvoir expliquer un je-ne-sais-quoi."

Sur le plan musical, après les trois premiers livres de madrigaux à cinq voix, suivent 11 années de silence. Peut-être que sa notoriété grandissante l’a rendu plus exigeant envers lui. A cette époque, une querelle se développe, entre les nostalgiques de la tradition et les novateurs. Un chanoine de Bologne, Giovanni Maria Artusi fait paraître un texte où il critique le madrigal nouvelle manière. Il vise la création de Monteverdi. Il écrit par exemple que "Les sens sont devenus fous", que la musique moderne est "désagréable à l’oreille." Claudio Monteverdi a l’intelligence d’éviter l’escalade polémique. L’important est ailleurs et notamment à Florence, où l’aventure mélodramatique a abouti en 1600 avec la représentation de la première tragédie en musique, quelques années avant l’Orfeo de Monteverdi : l’Euridice de Peri. Et Emilio Cavalieri invente l’oratorio à Rome, avec la Sacra rappresentatione di Anima e di Corpo. Parmi les compositeurs illustres de l’époque figurent Giovanni Bardi, Jacopo Peri, Giulio Caccini, ou encore Emilio Cavalieri.

Monteverdi, maître de chapelle

En 1601, Claudio et Claudia Monteverdi accueillent leur premier fils, Francesco Baldassare. Une fille suivra, Leonora Camilla. Monteverdi devient maître de chapelle à la cour. Il est compositeur, chef d’orchestre, il recrute des musiciens de grande qualité. Et il parfait les dernières pièces de son quatrième livre de madrigaux à cinq voix. Il utilise une nouvelle palette poétique et une incroyable modernité de ton. Claudio Monteverdi va encore plus loin dans l’aventure madrigalesque avec son cinquième livre. Il confie : "Les esprits novateurs pourront chercher des choses nouvelles relatives à l’harmonie et acquérir la certitude que le compositeur moderne bâtit ses œuvres en les fondant sur la vérité. Vivez heureux".

Les œuvres de Monteverdi font une carrière triomphale en Italie et en Europe. Mais pour le duc Vincent, il reste un domestique qui doit travailler à la seule gloire de la maison Gonzague. Monteverdi confie : "Toujours le duc m’a parlé à seule fin de me faire travailler et jamais pour me causer quelque joie joignant l’utile à l’agréable."

Monteverdi travaille trop. Sa santé est vacillante. Et il traverse une épreuve très douloureuse, la perte de sa femme, qui décède à Crémone le 10 septembre 1607. Mais le duc Vincenzo ne lui laisse aucun répit. Il prépare le mariage de son fils Francesco avec la princesse Marguerite de Savoie et il a besoin de Monteverdi. A Mantoue, Claudio Monteverdi compose Il Ballo delle ingrate, une œuvre imprégnée de l’idéal humaniste de la fin de la Renaissance.

Claudio Monteverdi a atteint la gloire mais il est épuisé et malade. Les vacances d’été lui offrent un repos bien mérité dans la maison de son père Baldassare Monteverdi à Crémone. Le vieux médecin tente de le remettre sur pied mais son fils a trop présumé de ses forces. Ni saignée, ni purgation ni cautère ne viennent à bout de cette dépression accompagnée d’anémie et provoquée par des mois de surmenage. Après 19 ans de tracasseries et de vexations subies à Crémone, Baldassare écrit à la duchesse pour solliciter un congé pour son fils, pour raisons de santé. Et quand Claudio Monteverdi reçoit l’ordre de regagner Mantoue, il répond : "Si c’est pour me fatiguer à nouveau et de plus belle qu’on m’ordonne de revenir, je prétends que ma vie sera courte faute de repos." Le duc augmente le salaire du musicien, ce qui décide Monteverdi à rejoindre Mantoue. Il compose l’imposante liturgie du Vespro della beata vergine où son génie éclate dans toute son ampleur.

Consécration et bonheur à Venise

Après la mort du duc de Mantoue, son successeur, Francesco met fin au contrat de Claudio Monteverdi. En août 1613, Monteverdi obtint le poste très convoité de maître de chapelle à la basilique Saint-Marc de Venise. Il succède à des maîtres prestigieux tels que Adrian Willaert, Andrea et Giovanni Gabrielli.

A l’automne 1613, il est en route vers la charge qui lui apportera son plus grand bonheur d’homme et de musicien. Il part de Crémone, accompagné de son fils Francesco, le séminariste à la belle voix, et d’une servante. Monteverdi confie que c’est à Venise qu’il passera les seules années vraiment heureuses de son existence. Venise est symbole de liberté. Un observateur français disait : "Tous les citoyens de la République sont libres de rechercher dans une totale impunité tout ce qui peut leur procurer du plaisir, pourvu que cela ne compromette pas l’intérêt public." La tradition musicale de Saint-Marc est d’une grande richesse. Dürer s’était déjà extasié sur la couleur sonore des violons de la chapelle, dont le jeu est si prenant qu’on ne peut s’empêcher, en les écoutant, de verser des larmes.

Monteverdi se trouve à la tête d’une des plus impressionnantes chapelles du temps. Il est tout de suite bien adopté par des musiciens qui se disent "unanimes à reconnaître son autorité et à vouloir suivre les traces du nouvel apollon vivant sur le Vermont, une manière de désigner Monteverdi, dont les muses cherchent à retrouver les sons de ses exquises harmonies". Monteverdi compose des messes, des motets et d’autres œuvres exigées par la liturgie à Saint-Marc. Il confie : "Il n’y a pas de gentilhomme qui ne m’estime ni ne m’honore. Et quand je fais de la musique, soit de chambre, soit à la chapelle, toute la ville y accourt." Il a aussi enfin une aisance matérielle qu’il reçoit comme la juste reconnaissance du don qu’il a reçu de Dieu. Il continue à écrire des madrigaux et aussi dans le domaine de l’opéra, qui se développe fort à Venise.

Monteverdi est devenu le symbole vers qui convergent les forces vives de l’art nouveau en musique. Son Combatimento di Tancredi est au carrefour du madrigal, de l’opéra et de l’intermède. Monteverdi est un humaniste. Il invite celui qui désire traduire les passions humaines à choisir la voie naturelle de l’imitation du monde et de la nature. Monteverdi écrit : "J’ai remarqué que parmi nos passions, il y en a trois qui sont essentielles : la colère, la tempérance et l’humilité ou prière, comme l’affirment nos plus grands philosophes et le vérifie la nature même de notre voix qui peut être aiguë, moyenne ou grave. Et l’art de la musique les met également bien en valeur dans les mots agités (concitato), doux (molle) et tempéré (temperato)". Son œuvre Il Combatimento di Tancredi est habité de bout en bout par une passion et une poésie éperdues…

En 1626, le fils cadet de Claudio Monteverdi, Massimiliano est reçu docteur en médecine. Il s’intéresse aussi à l’astrologie et cela tourne au drame. L’Inquisition le jette dans ses cachots, pour avoir lu un livre condamné. Claudio vend le beau collier qu’il avait reçu de la duchesse de Mantoue et Massimiliano sort de prison. Il connaîtra une certaine notoriété comme écrivain, médecin et philosophe. Venise reçoit la visite d’un musicien de marque : Heinrich Schütz. Il fuit les rumeurs de guerre grandissantes autour de la Saxe. Monteverdi l’a certainement rencontré. Un témoin raconte : "Le noble Monteverdi l’instruisit avec joie et lui montra avec grand plaisir la voie à suivre (souvent cherchée)". Monteverdi a peut-être donné à Schütz les éléments d’une philosophie en musique avec des réponses au désir de changement qui monte en lui. Les musiciens se ressemblent physiquement, et ils ont tous deux un caractère porté à la réflexion, à une gravité naturelle qui chez Claudio n’exclut ni l’ironie ni l’humour.

La Peste envahit Venise, Monteverdi entre dans les ordres

1630 est l’année de tous les périls. Une invitée bien indésirable s’installe à Venise. La peste. Elle tue environ un tiers de la population urbaine. Monteverdi promet à la Vierge d’aller en pèlerinage à Lorette s’il est épargné. Il prépare le huitième livre de madrigaux guerriers et amoureux qui sera la somme et l’aboutissement d’une incomparable carrière madrigalesque. Après la mort de son fils, Monteverdi, qui ne s’était pas remarié, entre dans les ordres : il sera ordonné prêtre en 1632.

La guerre, la peste laissent des blessures durables dans la société et l’économie vénitiennes. Mais la vie reprend et à Venise, on se passionne pour l’opéra. On crée notamment des œuvres de Francesco Manelli qui apporte à Venise les nouvelles conceptions de l’opéra à la romaine avec un faste et une technologie spectaculaires. Monteverdi a plus de 75 ans quand il livre à la scène le Couronnement de Poppée, chef-d’œuvre où il s’attache à des êtres de chair et de passion. Comme l’écrit Roger Tellard, Venise a beaucoup changé depuis l’installation de Monteverdi à Saint-Marc. Les ombres du crépuscule s’allongent. C’est qu’il se fait tard pour le musicien patriarche, à l’heure où de nouveaux talents émergent et où les goûts évoluent vers des horizons qu’il n’est plus le seul à reconnaître en pionnier. Monteverdi va à Crémone et Mantoue, retrouver des amis de jadis, les meilleurs sont morts depuis longtemps. Puis il rejoint Venise. Caberlote écrit :

Le Musico gentile, à l’image du cygne qui, à l’approche de sa dernière heure, gagne l’eau, et au milieu de l’élément liquide, fait entendre ses plus suaves et douces harmonies, passa dans l’autre vie en chantant.

C’était le 29 novembre 1643.

Programmation musicale de l'émission

Claudio MONTEVERDI - Ardo, ardo, avvampo, mi struggo ; accorrete. Concerto italiano sous la direction de Rinaldo Alessandrini . OPS30187.

Cipriano DE RORE - Io canterei d'amor et Vergine bella. Labyrinto sous la direction de Paolo Pandolfo . HM 905234 .

Claudio MONTEVERDI - Usciam, Ninfe . The consort of musicke sous la direction d'Anthony Rolley . Virgin 72435451432.

Pier Luigi da PALESTRINA - Kyrie de la Missa Ecce Sacerdos Magnus et Là ver l’aurora, Madrigale su testo di Petrarca, dans une version pour quatuor à cordes. Ensemble Aurora. A 373.

Claudio MONTEVERDI - Toccata et Passente spirto extraits d'Orfeo . Laurence Dale et Concerto Vocale sous la direction de René Jacobs . HM 901553.4.

Giaches DE WERT - Extraits du Second livre de Motets à 5 voix . Ensemble Currende et Concerto palatino sous la direction de Paul van Nevel . Acc 9291.

Emilio CAVALIERI - Extraits de la Sacra rappresentatione di Anima e di Corpo . sous la direction de Christina Pluhar . Alpha 065.

Claudio MONTEVERDI - Extraits d'Il Ballo delle ingrate. Concerto italiano sous la direction de Rinaldo Alessandrini . OP 30196.

Claudio MONTEVERDI - Extraits du Vespro della beata vergine. Concerto italiano sous la direction de Rinaldo Alessandrini . OP 30403.

Andrea GABRIELI - Canzoni alla francese et extrait du Troisième livres de Ricercari . Labyrinto sous la direction de Paolo Pandolfo . HM 905234 .

Claudio MONTEVERDI - Extraits du Combattimento di Tancredi. Concerto italiano sous la direction de Rinaldo Alessandrini . OP 30196.

Heinrich SCHÜTZ - Herr, auf dich traue ich . Collegium vocale sous la direction de Philippe Herreweghe . HM 901534.

Claudio MONTEVERDI - Extraits du 8ème livre de madrigaux . Concerto italiano sous la direction de Rinaldo Alessandrini . OP 30-187.

Production et présentation : Axelle THIRY