Telle est la question !

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Symphonie ou concerto, quelle différence ?

Pour éviter toute confusion des genres, Clément Holvoet nous explique dans Telle est la question les différences entre un concerto et une symphonie.

Lorsqu’on se rend à la salle de concerts, et que l’on voit une symphonie programmée, il faut s’attendre à une scène de bonne taille car la symphonie est écrite pour un orchestre complet, un grand orchestre. Pour être exact, il faut dire que la taille de cet orchestre jouant la symphonie peut varier, en fonction surtout de l’époque de composition de la symphonie. Et la fourchette est large : à partir de 20 musiciens pour une symphonie de la période dite classique et jusqu’à 100 musiciens pour les grandes symphonies romantiques et post-romantiques.

Aux origines de la symphonie

Le genre de la symphonie est né au XVIIIe siècle, et on considère que l’inventeur du genre est Joseph Haydn. En tout cas, il est celui qui lui a donné très tôt ses lettres de noblesse à ce genre musical. Il en a composé plus d’une centaine et a ajouté, par rapport aux essais antérieurs, bon nombre d’instruments : des instruments à vent essentiellement, trompettes, flûte, basson et des percussions, les timbales.

Haydn lui donne aussi sa forme, en quatre mouvements, qui sera mise dans le ciment par la suite avec Mozart. Et vient ensuite Beethoven, avec ses 9 symphonies, de plus en plus larges, avec plus de mouvements, plus de musiciens, plus d’instruments, des chanteurs, tout un équipage ! Et puis ce n’est pas tout, car il ajoute du drame à la symphonie, ce qui nous mène à la période romantique. Toujours plus de monde, toujours plus épique : le début du XXe siècle voit apparaître Gustav Mahler, qui donne un nouveau souffle à la symphonie, avec un orchestre gigantesque et des idées neuves toutes les mesures !

Peu à peu, la forme est éclatée, et le XXe siècle privilégie des formes dérivées de la symphonie.

Un instrument roi dans chaque concerto

Dans un concerto, il y a bien un petit orchestre, qui joue seul des passages, mais il y a surtout un instrument soliste, un instrument roi, mis en avant, au premier plan de l’œuvre.

Le concerto consiste en un dialogue entre un instrument soliste et un orchestre. La symphonie, dès lors, peut être considérée comme un concerto pour l’orchestre puisqu’il dialogue avec lui-même, et ce n’est pas un hasard si Bartok choisit d’intituler l’une de ses œuvres majeures pour orchestre “Concerto pour orchestre” ! Alors que c’est en effet une symphonie…

On pourrait donc résumer en ces termes : s’il y a un instrument soliste avec un orchestre, c’est bien la forme du concerto et si l’orchestre est seul, eh bien c’est une symphonie.

Et la symphonie concertante ?

La symphonie concertante est en réalité la forme du concerto, puisqu’elle met en scène un ou plusieurs instruments solistes : les plus connues étant sans doute celle de Mozart pour alto et violon, la Symphonie espagnole d’Edouard Lalo (qui est donc un concerto pour violon !) ou encore celle de Prokofiev pour Violoncelle !

Ecoutez les différences entres ces formes dans la chronique Telle est la question de Clément Holvoet

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