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Le dodécaphonisme, ce système de composition qui marque une rupture dans l’histoire de la musique

Mais qu’est-ce que le dodécaphonisme ? Telle est la question à laquelle tente de répondre Clément Holvoet.

Le dodécaphonisme est un système de règles à suivre pour composer de la musique. On retrouve 12 notes au sein de la gamme chromatique. Ces 12 notes sont la base de ce système de composition, appelé dodécaphonisme ou plus largement musique dodécaphonique, qui est parfois sérielle.

L’origine du mot est simple, dodéca – en grec signifie 12, d’où le nom de dodécaphonisme. A l’origine de ce système, on retrouve un compositeur allemand, Arnold Schönberg. Il établit ce système entre 1908 et 1923. Il contient tout une série de lois, mais celles-ci, au fil du temps vont changer, être tordues ou en partie abandonnées, si bien qu’il est difficile de décrire le système dodécaphonique de manière figée. Le système va être repris par des élèves de Schönberg, mais à leur sauce, les plus connus étant Alban Berg et Anton Webern.

Comment fonctionne ce système ? La technique de composition dodécaphonique donne une importance égale aux douze sons de la gamme chromatique. En cela, on contourne le principe de tonalité, où il y a une sorte de hiérarchie entre les notes de la mélodie et de l’harmonie, pour créer les tensions et détentes. Bien sûr, le système n’interdit pas le jeu de tonalités, Alban Berg en est un bon exemple, mais il permet de s’en échapper, et conduira à la musique atonale, terme d’ailleurs réfuté par Schönberg.

La musique dodécaphonique pouvait être sérielle, cela signifie en fait que les fameuses 12 notes peuvent être utilisées en séries d’intervalles. Ces séries peuvent être renversées, jouées à l’envers, transposées, on a donc affaire à une sorte de jeu de “Lego”, où les séries de notes sont les objets utilisables pour composer une musique. On s’impose une contrainte pour aider la création.

Schönberg avait intitulé son système "musique de douze sons" et le terme Dodécaphonisme vient en fait a posteriori par René Leibowitz, qui a diffusé la musique sérielle en France par la suite, le terme n’est donc pas de Schönberg lui-même.

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