Sur un air de cinéma

Tous les samedis de 16:00 à 18:00 sur Musiq3

Plus d'infos

Sean Connery : retour en musique sur son impressionnante carrière

Un acteur majeur de la fin du XXe siècle vient de nous quitter. Sean Connery s’est éteint à l’âge de 90 ans ce 31 octobre 2020. Nous lui avons rendu hommage, en musique, dans notre émission Sur un air de cinéma.

Sean Connery c’est bien sûr le premier et inoubliable interprète de l’agent 007 dans la saga des films James Bond, mais c’est aussi des films comme Le Nom de la rose, Indiana Jones et la dernière croisade, Les Incorruptibles ou encore À la poursuite d’octobre rouge

Sean Connery, c’est également deux tatouages ("Mommy" et "Scotland for ever") révélateurs de sa personnalité ; un fort accent écossais - dont il ne se débarrassera jamais ; un caractère parfois rude ; et une histoire familiale à l’enfance loin d’être dorée.

Acteur ? Pourquoi pas ?

Né à Edimbourg le 25 août 1930, Sean Connery grandit dans un milieu extrêmement modeste. Sa mère, protestante écossaise, est femme de ménage. Son père, d’origine catholique irlandaise, travaille comme conducteur d’engins de chantier.

Sean Connery commence à travailler à… 8 ans, il sera livreur de lait. À 17 ans, il quitte l’école et s’engage dans la Marine de sa Majesté pendant trois ans, avant de revenir à cause d’un ulcère à l’estomac. Il fera ensuite beaucoup de "petits boulots" : maçon, modèle pour l’Ecole des beaux-arts, vendeur de voitures d’occasion, ou encore maître-nageur. Il exercera même la profession exotique de vernisseur de cercueils avant de tenter sa chance, comme chacun sait, sous les projecteurs. Pourquoi pas ?

Ses débuts dans une production Disney

Au carrefour des années 60, Sean Connery fait donc quelques timides apparitions dans des films mineurs. On retrouve notamment l’acteur dans un second rôle dans Darby O’Gill and the Little People, une production Disney avec un Sean Connery qui pousse la chansonnette :

 

À la même période, Sean Connery se retrouve également à jouer le rôle d’un soldat touché lors du débarquement pour le film Le jour le plus long. Juste après, le comédien participe au casting qui va lancer sa carrière.

My name is Bond, James Bond

Quand James Bond sort tout armé de l’esprit de l’écrivain et ancien espion Ian Fleming, rien à priori ne dessine une affinité irrésistible entre l’agent secret britannique et un Sean Connery encore peu connu à l’époque. L’acteur remporte pourtant la mise devant près de 600 candidats et Fleming est loin d’applaudir le choix de cet écossais qui ne correspond pas vraiment à l’image de son héros. Mais Sean Connery va inventer un James Bond qui deviendra rapidement mythique : un agent secret au charme ravageur, doté d’un charisme magnétique naviguant entre style décontracté et jeu instinctif.

En 1962, la naissance du mythe James Bond débute donc avec James Bond 007 contre Dr No. La bande-son de ce film et le thème de James Bond furent originellement créés, ne l’oublions pas, par Monty Norman qui, pour la petite anecdote, s’est largement inspiré du titre jazz Nightmare d’Artie Shaw. Sauf que l’ambiance indienne que propose Monty Norman ne convainc pas le producteur Albert Broccoli. Il a alors l’intuition d’appeler John Barry, jeune surdoué de la composition, qui réarrange une composition de Norman en mêlant orchestre, guitare surf et orgie de cuivres et insuffle une tension dramatique moderne. À la fois pop et sombre, le thème de James Bond va constituer l’inaltérable signature des aventures de l’espion :

Des sixties florissantes pour Sean Connery

Revenons à Sean Connery. Toujours au début des années 60, l’acteur signe deux autres James bond : Bons baisers de Russie (1963) et Godlfinger (1964), qui vont asseoir définitivement le mythe 007.

En parallèle, une autre carrière commence pour Sean Connery, marquée notamment par la rencontre décisive avec le réalisateur Sidney Lumet et un premier film en commun : La colline des hommes perdus (1965). À la même période, Sean Connery se retrouve aussi dans l’un des derniers grands films d’Hitchcock, Pas de printemps pour Marnie (1964). Il y joue un riche éditeur qui embauche une secrétaire (Tippy Hedren) qui va se révéler kleptomane… Ce qui n’empêche pas ce cher Sean de tomber amoureux sans susciter toutefois chez la jeune femme un grand intérêt. Une relation amoureuse plutôt complexe, sublimée par une bande-son signée Bernard Herrmann, bien entendu :

 

À la fin des années 60, Sean Connery continue la routine James Bond avec les films Opération Tonnerre (1965) et On ne vit que deux fois (1967) avec la poursuite des passages obligés : voyages exotiques, affrontement avec les méchants les plus vils, des bagarres, des requins et des baisers.

Sa carrière en parallèle continue aussi, avec quelques insolites comme le film La tente rouge (1969) du russe Mikael Kalatozov où Sean Connery donne la réplique à Claudia Cardinale ; ou encore le western Shalako (1968) dans lequel l’acteur se bat contre les Indiens et fait la cour à Brigitte Bardot, désinvolte, sur l’air de Robert Farnon :

La suite ? C'est dans le podcast de "Sur un air de cinéma" :

Newsletter Musiq3

Restez informés chaque vendredi des évènements, concours et CD de la semaine.

OK