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Hommage musical à Michel Piccoli, monstre sacré du cinéma français

Michel Piccoli, nom de scène de Jacques Daniel Michel Piccoli, né le 27 décembre 1925 à Paris 13ᵉ, et mort le 12 mai 2020 à Saint-Philbert-sur-Risle, dans l'Eure.

Son premier film fut en 1950, "Sans laisser d'adresse"  de Jean-Paul Le Chanois où il incarnait un journaliste aux archives et son dernier film, en 2013, sera Le Goût des myrtilles de Thomas de Thier .

"On ne dirigeait pas Piccoli. On le filmait. C'était inutile de lui donner des indications de jeu. Le personnage qu'il interprétait le guidait. Il accueillait l'évidence des choses de la vie", a réagi son ami Gilles Jacob. L'ancien président du Festival de Cannes avait écrit un livre d'entretiens avec le comédien en 2015 ("J'ai vécu dans mes rêves") paru chez Grasset, l'occasion de revenir sur sa carrière au théâtre et au cinéma.

Au collège d'Annel, à Compiègne, lors de la première apparition sur les planches du tout jeune adolescent de 10 ans – on est un enfant en 1935 - un adulte s'était écrié : " Mais il existe, ce petit ! "

Jamais, pourtant, Michel Piccoli ne fit autre chose qu’exister, que ce soit au théâtre sa passion fondatrice, comme au cinéma.

Il a sans cesse mis à l'épreuve son talent, son métier, ses certitudes. Il avait une formule : "Que le jeu de l'acteur ne soit plus la peinture de nos hypocrisies, qu'il en soit le scalpel." Elle était empruntée à l'un de ses maîtres. Il n'aurait pas imaginé ne pas aller vers ses aînés et se plier à leurs disciplines.

Comme le signale le journal "le Figaro" dans sa page culture, "Michel Piccoli est enfant de la balle. Les grands-parents, les grands oncles étaient qui officier, qui sénateur, qui gouverneur du Niger, qui industriel. La guerre de 14 a balayé les fortunes mais pas les sensibilités. Son père est violoniste. Un poème d'homme. Très petit, fragile d'apparence. Des années et des années plus tard, il fera des apparitions au cinéma, chez Jacques Tati et Marco Ferreri. Sa mère est pianiste et donne des leçons dans leur appartement du XIIIe arrondissement. Elle a souffert. Perdu un enfant, un petit garçon né avant Michel. Longtemps il n'en parla pas. Ce n'est que bien plus tard qu'il s'analysait parfois comme "un enfant de remplacement ", lui à qui on avait donné comme prénom celui de cet aîné. Mais il fut Michel et non Jacques, et non Daniel. Et avec ce petit frère, ce petit blond diaphane, il dialoguait avec lui. Et cherchait dans la vraie vie, un frère, un autre frère.

Michel Piccoli c’est plus de 200 films sans compter les pièces de théâtre et les téléfilms.

Il avait quelques réalisateurs fétiches tels Godart (le Mépris), Bunuel (Belle de jour), ou même Ferreri (la grande bouffe), et bien sûr, Claude Sautet (les choses de la vie).

Un de ses derniers films "Habemus papam " de Nanni Moretti (2011) ou l’histoire d’un homme qui ne voulait pas être Pape.

Lui en tout cas , il voulait faire l’acteur. Dans " Piccoli ", il y a le mot "petit"… Pourtant Michel fut Grand au propre comme au figuré.

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