Sur un air de cinéma

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Alan Parker, réalisateur inclassable

Réalisateur britannique décédé le 31 juillet 2020, Alan Parker est un réalisateur hors norme dont "Sur un Air de cinéma" a suivi la carrière peu commune.

Un réalisateur bien connu pour ses positions en faveur des droits de l’homme, et de surcroît, un homme qui prend position, même au niveau musical, et dont nous résumerons la carrière en bandes-son.

Alan Parker est mort à l’âge de 76 ans d’une longue maladie. L’Académie des Oscars n’a pas manqué de rappeler que "Alan Parker était un talent extraordinaire, un caméléon qui nous manquera beaucoup". Et c’est bien là, la principale caractéristique de l’œuvre du cinéaste britannique : un touche à tout à l’esprit sarcastique qui aimait pointer sa caméra là où ça faisait mal.

Né à Islington le 14 février 1944, le jeune homme commence sa carrière professionnelle dans le monde de la publicité, ce qui l’aidera dans sa carrière cinématographique. À la fin des années 1960, alors qu’il travaille pour l’agence londonienne Collet, Dickinson Pearce, il rédige ses premiers scénarios et se lance, en 1974, dans la réalisation de deux courts métrages.

Deux ans plus tard, il écrit "Bugsy Malone" : Du rififi chez les mômes, une parodie musicale de films de gangsters des années 30 interprétée par des enfants. Une comédie qui révèle la jeune Jodie Foster.

Alan Parker aime se confronter aux sujets qui fâchent : avec "Birdy" (1984), il s’intéresse aux traumatismes des soldats revenus du Vietnam et offre son premier grand rôle à Nicolas Cage ; il convoque trois ans plus tard le diable lui-même (le terrible Robert De Niro) dans le thriller vaudou dérangeant "Angel Heart" ; il dénonce quatre ans plus tard le racisme et la ségrégation dans l’Amérique des années dans "Mississippi Burning", et aborde le thème de la peine de mort dans son dernier film "La vie de David Gale" (2003).

La musique est aussi bien présente dans les films du cinéaste britannique : en 1980, il réalise "Fame", qui suit une bande d’étudiants d’une célèbre école de New York formant aux différentes pratiques artistiques. La chanson titre, récompensée par un Oscar et interprétée par Irène Cara, devient un tube mondial. Deux ans plus tard, il signe "Pink Floyd : The Wall", un film à l’audace visuelle étonnante qui devient culte auprès des fans du groupe de rock anglais. "Another Brick in the wall" devient un tube intemporel.

Alan Parker additionnera les récompenses : 10 Golden Globes, 19 Baftas et 10 Oscars (sans jamais avoir eu personnellement un oscar). Et ses films garderont indubitablement une aura auprès du public.

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