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Jean-François Assy, violoncelliste : "J’aime mélanger le côté classique avec des rythmiques beaucoup plus pop"

C’est avec le violoncelliste Jean-François Assy que la balade à laquelle nous invitait tous les vendredis Elsa de Lacerda se termine. Jean-François Assy est un artiste singulier, formé dans le classique, dans la vingtaine, il prend la route avec William Sheller, puis Yann Tiersen, Daan et Christophe. Violoncelliste chouchou d’Alain Bashung, Jean-François Assy est un homme-orchestre, plein d’humour et de professionnalisme, un mélange plein de saveurs.

Violoncelliste, bassiste, compositeur, arrangeur, c’est aussi un homme organisé, enthousiaste, qui en veut et réalise ses rêves et ses projets. Et puis, il y a ce son… Jean-François Assy est un grand gaillard, ultra-doué, humble et tellement généreux.

Du classique à la pop

"J’ai beaucoup étudié le classique. J’ai commencé à l’Académie de musique de Wavre, et puis, très tôt, la professeure de l’académie a fait la proposition à mes parents de me faire prendre des cours, en plus de l’académie, avec Luc Dehaye qui était professeur à l’époque au Conservatoire de Mons. Il m’a fait beaucoup travailler ou en tout cas, il a essayé de me faire beaucoup travailler et donc, j’ai beaucoup bouffé du classique. Et puis, le temps s’écoulant, j’ai fait un peu un rejet du classique et j’ai eu l’opportunité de partir en tournée avec William Sheller qui était pour moi le bon compromis entre la musique classique et la musique pop. Cette tournée a duré presque un an, et puis, j’ai enchaîné pas mal de projets, et je n’ai jamais dû revenir dans le classique, qui ne me manque pas finalement."

"J’aime mélanger le côté classique avec beaucoup de cordes avec des rythmiques beaucoup plus pop, que ce soit d’Amérique du Sud, ou même des sonorités du rock. J’ai la chance avec le violoncelle de savoir faire tout moi-même, je peux à la fois aller dans le grave, dans le médium et dans les aiguës, je peux donc faire des basses, des guitares…"

Son travail avec Bashung

"En 2003, Bashung décide de refaire une tournée, chose qu’il n’avait plus faite depuis 8 ans donc il était un peu attendu au tournant et surtout, il ne voulait plus tomber sur les musiciens parisiens habituels, il voulait vraiment une équipe plus jeune, plus neuve… Et donc je suis allé passer cette audition à Paris avec mon ami Nicolas Stevens, qui est violoniste. On nous avait envoyé vaguement 4-5 morceaux en nous disant que l’on pouvait faire ce que l’on voulait dessus et en précisant bien qu’il voulait être surpris. Lors de l’audition, il y avait quelques formations de cordes mais pas des duos et en finale, c’est nous qui avons été pris. Il m’a vraiment laissé faire ce que je voulais. Il aimait laisser s’exprimer ses musiciens mais dans un certain cadre. Je lui disais souvent :'je cherche encore, je ne suis pas sûr' et un jour, il m’a répondu par cette phrase 'tant que tu cherches, ça m’intéresse, lorsque tu auras trouvé, ça ne m’intéressera plus'!"

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