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Roy Lichtenstein au BAM de Mons, une plongée dans le Pop Art des années 60

Dans sa chronique Outside, Caroline Veyt nous invite à Mons pour l’exposition Roy Lichtenstein, une exposition à voir une exposition en famille.

L’exposition Roy Lichtenstein se tient en ce moment au BAM, le Musée des Beaux-Arts de Mons. Il plane une certaine incertitude sur la poursuite de cette exposition, à l’heure actuelle, les musées ne savent toujours pas s’ils peuvent poursuivre leurs activités ou non !

Quoi qu’il en soit, ce qui est certain, c’est qu’elle est encore ouverte pour l’instant. Donc si vous avez du temps, sautez à pieds joints sur votre ordinateur ou votre téléphone pour réserver vos places et puis, foncez ! Et si on apprend tout à l’heure que l’exposition ne refermera ses portes que le 18 avril – comme prévu -, ça vous laissera encore toutes les vacances de Pâques pour aller la voir !

Plongée dans l’univers du Pop Art

Roy Lichtenstein est l’un des grands représentants du Pop Art avec Keith Haring, Andy Warhol et d’autres. Ce mouvement qui prône un retour au réel, au pop.ulaire dans l’art pictural.

Et ce que revendiquent les tenants du Pop Art, c’est de toucher, de marquer le public, d’avoir un impact. Ils utilisent des formes assez simples et des couleurs extrêmement vives, qui captent le regard. Ils n’ont pas peur de produire des séries d’une même œuvre, ici, l’art se veut désacralisé et accessible à tous !

C’est au début des années 60 que Roy Lichtenstein se lance dans le Pop Art ; il paraît que son fils, après avoir feuilleté un album de Mickey, lui aurait dit "Je parie que tu ne sais pas faire un aussi beau dessin". Le père, artiste piqué au vif, aurait alors réalisé une magnifique reproduction du dessin en question et ce défi l’aurait grandement aidé à trouver son style. Il commence alors à créer des peintures inspirées de bandes dessinées, de publicités et il imite les points Benday, cette technique d’impression par lignes et points qui permet d’obtenir une couleur sans dégradé ; une technique utilisée dans la presse.

Son travail sera assez vite reconnu puisqu’il est exposé dès 1962 avec d’autres artistes inspirés par la culture populaire, comme un certain Andy Warhol, encore lui.

Après ces premières œuvres remarquées et remarquables au début des années 1960, il a continué à créer une œuvre de plus de 5000 peintures, gravures, dessins, sculptures, peintures murales et autres objets célèbres pour leur esprit et leur inventivité.

À la découverte de tous les supports de Lichtenstein

Ce qui est formidable dans cette exposition, c’est qu’on découvre tous les supports sur lesquels a travaillé Lichtenstein : il y a des estampes, des sculptures, des tapisseries, de la porcelaine émaillée sur un support en acier, des collages. Et vous le verrez, si vous regardez le film diffusé dans l’exposition, il adorait passer des journées entières dans son atelier – c’était un grand bosseur – pour expérimenter, jouer avec les matières. Il travaillait en étroite collaboration avec son imprimeur et il procédait par essais erreurs. Il pouvait repasser un nombre incalculable de fois sur une œuvre jusqu’à obtenir le résultat qu’il désirait. C’était un grand perfectionniste, vous l’avez compris !

Dans l’exposition, on est frappés par les supports, par les thématiques aussi qu’il a travaillées. Il y a eu la bande dessinée dont il agrandissait des cases, les publicités, les femmes, les objets du quotidien, les paysages et puis il s’est amusé à réinterpréter des œuvres de grands maîtres du XXe siècle : il y a du Monet, du Picasso, du Dali, du Calder… même un clin d’œil à Keith Haring et son Radiant Baby.

Ce qui est certain, c’est qu’on se laisse embarquer et qu’il n’y a rien à faire, ce Pop Art aux couleurs vives, ces emprunts au monde de la bande dessinée et autres, ce sont des visuels qui plaisent à tout âge.

Et pour les enfants

Il y a un livret offert à l’entrée qui s’appelle Le petit Lichtenstein ; l’artiste se présente en quelques mots, il présente une partie de son travail ET ! il y a une partie créative pour les enfants : on leur propose de remplir quelques cases de bande dessinée, de colorier un intérieur à la façon de l’artiste, c’est assez sympa.

Et si vous voulez poursuivre votre exploration après l’expo, il y a un petit livre intitulé Le petit Roy Lichtenstein qui approfondit les connaissances qu’on peut avoir de son œuvre avec un aspect très participatif ; on demande sans cesse aux enfants de regarder, de comparer, d’analyser. Bon à savoir !

L’exposition se tient en principe jusqu’au 18 avril, sachant que les musées ont été les oubliés du Codeco… pourvu que ça dure…

En attendant, si ça devait fermer, vous pouvez retrouver plusieurs sujets réalisés par la RTBF a consacrés à l’événement.

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