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Les plus belles berceuses classiques : une douce ouverture vers de grandes œuvres du répertoire

Les mots ne sont pas indispensables pour aider les enfants à trouver le sommeil ; en témoigne l’album Les plus belles berceuses classiques. Une source de sérénité, à tout âge.

Seize titres aux couleurs variées ; chacun d’entre eux vous fera tendre l’oreille, vous dire parfois avec certitude que vous l’avez reconnu ou chercher plus loin dans votre mémoire. Pour les plus jeunes, ce sera un voyage émaillé de découvertes. Ces mélodies qu’ils retrouveront plus tard, adultes peut-être, et qui auront le goût sucré de l’enfance, de ces moments où ils se laissaient bercer par les notes.

Non, les mots ne sont pas nécessaires. D’ailleurs, aucune voix ne figure sur cet album de berceuses. Seule règne la musique. Des morceaux connus, des petites perles plus rarement écoutées. Tous vous inviteront à rêver.

Les pièces pour instrument solo ou ensemble de musique de chambre sont recommandées pour les très petits enfants parce qu’elles offrent un mélange d’émotions d’une complexité acceptable pour leurs jeunes cerveaux. Les voix des chanteurs lyriques, les grands orchestres brassent un nombre d’informations difficilement assimilables dans un premier temps.

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Page du livre-album "Les plus belles berceuses classiques" © Didier Jeunesse

Des pièces évocatrices

Dans Les plus belles berceuses classiques, dès le premier morceau, les adultes sourient. Ils l’ont reconnue, La Barcarolle. Cet air célébrissime extrait de l’opéra Les Contes d’Hoffman de Jacques Offenbach et qui s’ouvre sur "Belle nuit, ô nuit d’amour" est ici dénué de paroles. Elles défilent pourtant dans nos têtes.

On retrouve un peu plus loin Trois Gymnopédies d’Erik Satie ; elles ont été composées en 1888. Ces valses lentes pour piano solo restent ses œuvres les plus jouées à ce jour, avec les Gnossiennes. Elles sont douces, mélancoliques et nous emmènent inévitablement ailleurs.

Vous vous laisserez emporter également par la Chanson de Solveig, extraite de Peer Gynt, musique de scène composée par Edvard Grieg pour accompagner la pièce de son compatriote Henrik Ibsen. Une chanson d’amour – toujours sans paroles donc – dans laquelle Solveig chante qu’elle attendra Peer Gynt – qui l’a délaissée pour parcourir le monde - tous les jours de sa vie, jusqu’à son retour.

Tous les titres de cet album pourraient être développés ; toujours cette douceur et cet apaisement qui s’ensuit inévitablement.

Présentation de l’album

Un quintette à vent et harpe

C’est l’Ensemble Agora qui a enregistré l’opus. Ce quintette à vent et harpe français s’est formé en 1998. Ses musiciens mettent au point des concerts alternatifs, autour de grandes œuvres du répertoire jeunesse. Ils partagent de célèbres partitions classiques en mêlant différentes disciplines artistiques : à la musique s’ajoutent le jeu des comédiens et la mise en scène pour les spectacles, mais aussi les textes et illustrations qui accompagnent leurs albums.

La plupart de leurs spectacles ont fait l’objet de livres-disques édités par Actes Sud Junior, Didier Jeunesse et Gallimard jeunesse. Ils contribuent au projet de diffusion et de partage des œuvres littéraires et musicales auprès d’un large public.

Du plaisir, du réconfort, la sensation d’être posé sur un coussin moelleux dans lequel vous lover… C’est indéniablement ce que vous trouverez dans ce bel album de berceuses. Écoutez-le avec vos enfants et pensez aussi à en faire l’une de vos playlists de chevet ; en l’écoutant, on sourit, on se souvient, on s’apaise, tout simplement.

Le livre-disque peut être commandé sur le site Didier Jeunesse.

L’album seul peut être téléchargé sur des plateformes de téléchargement et de streaming comme Spotify ou Apple Music.