Murmures du monde

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Tour du monde des nouveaux albums "musique du monde" sortis récemment

Pour bien commencer l’année, Hélène Van Loo nous présente quelques albums sortis récemment en musique du monde. Dépaysement garanti.

Yilian Cañizares, "Erzulie"

Yilian Cañizares est née à La Havane, elle maîtrise le violon et fait ses débuts au Montreux Jazz Festival en 2008. Depuis, elle collabore avec Omar Sosa, Chucho Valdés, Roberto Fonseca, Ibrahim Maalouf et bien d’autres. Yilian Cañizares a un style vocal unique et "sensuel".

Son violon est utilisé avec parcimonie dans de délicieuses harmonies entourées de virtuoses afro-américains et afro-caribéens. Son quatrième album s’intitule "Erzulie", nom emprunté à celui de cette déesse vaudoue de l’amour et du désir.

Afel Bocoum, "Lindé"

Après des années à jouer avec Ali Farka Touré, le musicien malien Afel Bocoum semblait bien placé pour reprendre le flambeau du grand homme à la mort de celui-ci.

Afel Bocoum propose un album métissé imprégné entre autres de l’héritage Songhaï. À travers sa musique, le musicien tente de transcender les conflits qui ravagent son pays, le Mali, en plaçant la question de la diversité au centre de son travail : il chante dans un mélange de langages ethniques, de rythmes et de mélodies de la région.

Danyèl Waro, "Tinn Tout"

Danyèl Waro a passé les 45 dernières années à devenir l’ambassadeur international du maloya, la musique roots révolutionnaire de l’île de la Réunion. Il possède également l’une des voix les plus marquantes de la musique africaine d’aujourd’hui. Sur l’album "Tinn Tout", il continue de faire ce qu’il fait de mieux : une version traditionnelle et modérée du maloya, avec de petites innovations occasionnelles – un rythme Gnawa par ci, une basse mélodique à la Jaco Pastorius par là - qui ne servent qu’à renforcer la gamme émotionnelle de sa musique.

Musicien autant que poète, fabricant d’instruments et infatigable militant de la cause créole, ce personnage aux convictions très fortes est parvenu en quelques albums à s’imposer comme un artiste de référence sur la scène des musiques du monde.

Khusugtun, "Jangar"

Depuis plus de dix ans, le groupe Khusugtun sillonne le monde pour donner à entendre les musiques et chants traditionnels de Mongolie a un public curieux des sons d’ailleurs. Leur musique est à la fois immédiatement accessible, avec ces mélodies proches du folk telles que l’on peut les entendre en Europe et en Amérique, et viscéralement différente, à travers ces sons caractéristiques des steppes : comme la vièle à tête de cheval, le luth mongol, la cithare yatga et surtout le khoomii, ce célèbre chant de gorge. L’album s’intitule JANGAR et vous pourrez le retrouver chez Buda Musique.

Sväng, "In Trad We Trust"

"In Trad We Trust" est le titre du dernier album du groupe finlandais SVÄNG. Ce sont 4 harmonicistes qui nous étonnent depuis 17 ans. Quatre musiciens qui se sont déjà frottés à la musique de Sibelius, de Chopin au tango, en encore à la musique bluegrass. Leur dernier album rend hommage à ce qu’ils appellent leur "maison spirituelle", la musique folklorique finlandaise.

Cet album rend hommage notamment aux anciennes chansons runo, à la tradition du kantele et au grand héritage du violon si cher aux Finlandais.

Hamish Napier, "The Wood"

"The Wood" est le troisième volet de l’ode du musicien et compositeur Hamish Napier à ses Highlands écossais. Mélange d’airs de danses folkloriques sur des arrangements contemporains et des enregistrements atmosphériques.

Jabu Morales et Alberto Becucci, "Ayom"

L’album "Ayom" réunit la chanteuse et musicienne brésilienne Jabu Morales et l’accordéoniste italien Alberto Becucci qui se sont rejoints par des musiciens d’Angola, de Grèce et d’Italie. C’est un peu le Brésil vu et entendu de l’étranger. Et la vue est vraiment charmante ! Jabu Morales chante sa liberté en tant que femme à faire ce qu’elle veut.

Gyedu-Blay Ambolley, "11th Street, Sekondi"

"11th Street, Sekondi" est le nouvel album de Gyedu-Blay Ambolley. Un titre qui fait référence à la zone de la ville de Sekondi-Takoradi dans l’ouest du Ghana où Gyedu-Blay Ambolley a grandi. Un album magnifiquement détendu qui oscille doucement entre highlife et afrobeat.

Siti Muharam

Zanzibar est un archipel insulaire qui se trouve au sud de l’équateur au large de la côte est-africaine dans l’océan Indien. Connue notamment pour ses épices, c’est une capitale commerciale marchande de la culture swahili. L’histoire moderne de Zanzibar peut être animée à travers la vie et l’héritage d’une artiste, Siti Binti Saad, arrière-grand-père de Siti Muharam, chanteuse à la fois majestueuse et épicée, qui poursuit la grande lignée de la musique taarab.

Elle nous propose l’album à l’atmosphère débordante de romance, de passion et de protestation.

RTD

La musique du pays portuaire à majorité somalienne à l’embouchure de la mer Rouge est peu connue en dehors de la Corne de l’Afrique, et c’est en fait le tout premier album de musique djiboutienne jamais sorti par un label étranger. Le Groupe RTD est celui appelé à se produire lors de toutes les cérémonies officielles dans le pays. Ils font partie du grand héritage de la musique pop somalienne, avec des éléments de la musique traditionnelle qui brillent parmi les arrangements de groupes de danse rétro tout en gardant une oreille ouverte sur les styles modernes dominés par le synthé. Leur son est un point médian musical entre l’Afrique et le Moyen-Orient. Ajoutez des influences bollywoodiennes, beaucoup de reggae et de disco funk. Que de bonnes vibrations !

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