Murmures du monde

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Murmures du monde : quelques incontournables du Gospel

Le terme "gospel" signifie littéralement "épeler, appeler le nom de Dieu". Après avoir parcouru l’histoire de ce genre musical, Hélène Van Loo vous propose un petit tour d’horizon des incontournables du genre, à commencer par la chanson de gospel par excellence, "Oh Happy Day".

Qui dit Gospel, dit "Oh Happy Day"

Les deux vont automatiquement de pair. " Oh Happy Day " est d’ailleurs toujours la première chanson de Gospel qui nous vient à l’esprit ; et ce, dans le monde entier ! La chanson qui célèbre les jours heureux a effectivement connu un succès mondial.

Une chanson qui a été popularisée par The Edwin Hawkins Singers, une version diffusée dans la première émission Murmure du monde consacrée au gospel. Ici, écoutons la version que propose la grande Etta James.

D’où vient la popularité de ce chant tant rattaché à l’image du gospel ? Si la chanson est largement rendue célèbre avec le film culte Sister Act et l’actrice Whoopi Goldberg, le succès mondial de la chanson n’a pas attendu d’être cinématographique…

Un Gospel qui provient d’un hymne du XVIIIe siècle, lui-même inspiré du Nouveau Testament. Des artistes à la renommée internationale le reprendront comme Etta James, Joan Baez, Quincy Jones notamment.

"Oh When the Saints", l’hymne du Gospel américain

Dans le top de la liste des chants Gospel afro-américains les plus renommés se trouve également "Oh When The Saints". Ce grand classique du Negro Spiritual est aussi connu sous les noms de "When The Saints Go Marchin’In" ou "The Saints". Réel hymne du Gospel américain, il s’agit à la base d’un chant chrétien, fortement inspiré par la musique folk, qui a vite été repris par des groupes de jazz. C’est en 1923 que la chanson est enregistrée pour la première fois avec les Paramount Jubilee Singers.

En 1938, "The Saints" rencontre un regain de popularité grâce au nouvel enregistrement du célèbre jazzman Louis Armstrong et son orchestre. 

Au cours des années, des figures emblématiques reprendront cet incontournable chant afro-américain comme le regretté Fats Domino, James Brown, Elvis Presley ou encore Johnny Cash.

D’autres artistes plus actuels font également un clin d’œil à ce titre en le reprenant sur scène ou en studio. Ce fut le cas de Van Morisson, le groupe français Dionysos en duo avec Arthur H ou encore "The Boss", Bruce Springsteen, en Live à Dublin, en novembre 2006.

Bien qu’on en conserve l’idée d’un air pétillant, il faut savoir qu’Oh When The Saints est souvent chanté en marche funéraire. Comme le veut la tradition à La Nouvelle-Orléans, des musiciens accompagnent le cortège funéraire jusqu’au cimetière en jouant un jazz adapté. Au retour de l’enterrement, le style de musique change totalement de style et est réinterprété de manière plus joyeuse, il s’agit alors de Jazz-hot ou Dixieland. La coutume veut d’ailleurs que les accompagnants manifestent leur joie et dansent sur la musique. Le Gospel prend du sens dans toutes les situations.

"Down By The Riverside", un classique du Negro Spiritual

"Down By The Riverside", également connue comme "Ain’t Gonna Study War No More" et "Gonna Lay Down My Burden" est un grand classique du Negro Spiritual qui possède des racines d’avant la Guerre de Sécession. Pour autant, la chanson a été publiée pour la première fois en 1918 et a été enregistrée en 1920 par The Fisk University Jubilee Quartet.

Avant la seconde Guerre Mondiale, on comptait déjà au moins 14 enregistrements Gospel de la chanson.

"Down By The Riverside" est chantée tout en allégorie. Pour traverser une rivière, il faut laisser de côté négativité et agressivité et revêtir un costume de spiritualité et de foi. Ainsi, vous pourrez passer de l’autre côté de la rive. Cette allégorie peut faire référence à divers concepts : le baptême (les baptisés sont vêtus d’une robe blanche avant d’être submergés d’eau bénite), le Paradis après la mort (selon la métaphore du Jourdain qui dans l’Ancien Testament symbolisait le passage du désert à la Terre Promise) et enfin, l’échappée à l’esclavagisme (avant la Guerre de Sécession, la rivière de l’Ohio séparait deux États où l’esclavagisme était autorisé d’un côté mais pas de l’autre).

Le refrain "Ain’t Gonna Study War No More" fait référence à l’Ancien Testament et notamment à cette citation : "Une nation ne tirera plus l’épée contre une autre, Et l’on n’apprendra plus la guerre." Un message fort et pacificateur. 

Découvrez les autres titres incontournables du gospel dans l’émission Murmures du monde d’Hélène Van Loo

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