Murmures du monde

Tous les samedis de 18:02 à 19:00 sur Musiq3

Plus d'infos

Il était une fois ces femmes musiciennes et pionnières dans leur domaine

Dans son émission Murmures du monde, Hélène Van Loo vous raconte l’histoire de femmes musiciennes, pour la plupart des femmes pionnières dans leur domaine. 

Connie Converse, en avance sur son temps

Connie Converse c’était une compositrice remarquable des années 1950 et 1960. Connie Converse, c’est l’histoire d’un mauvais timing puisqu’elle était une musicienne très légèrement en avance sur son temps. C’est aussi l’histoire d’une carrière qui ne décollera pas, d’une musicienne déprimée par son manque de reconnaissance et de succès, et qui emballera ses affaires pour disparaître mystérieusement en 1974.

Mais aujourd’hui, elle est considérée comme une des pionnières de la musique folk.

Sa voix, sa musique et son sens de la mélodie sont très spéciaux.

Connie Converse reprend les codes du blues, du folk traditionnel, elle chante comme on lui a appris à l’église. Ses textes sont intimes et sombres, évoquant des hommes inaccessibles et des femmes suicidaires. Connie parle de sa solitude et de son profond désir de liberté.

Dans Roving Woman, "la femme vagabonde", Connie Converse explique de manière sarcastique le malheur de se retrouver dans un bar ou à une table de poker à laquelle se trouve toujours un homme pour lui rappeler que ce n’est pas la place d’une femme et de gentiment la ramener chez elle.

Connie Converse est en avance sur son temps. New-York n’est pas encore tout à fait prêt pour une révolution musicale et puis peut-être est ce aussi parce que Connie est une femme qui plus est, une femme qui se frotte à la musique folk, cette musique de paria, ou pire, musique de communiste, ce qui fait tache dans une Amérique maccarthyste.

Connie Converse qui quittera New-York au moment un certain Bob Dylan s’y installe…

Bob Dylan, en voilà un qui en inspira plus d’un et plus d’une.

Nous sommes au Japon. Le japon a l’habitude de s’abreuver des musiques américaines, depuis que les Etats-Unis ont occupé son territoire…

C’est par la musique folk, que toute une génération de japonais va commencer à expérimenter et créer sa propre musique et non plus à imiter la folk américaine. 

Sachiko Kanenobu et Yma Sumac

Sachiko Kanenobu est née à Osaka dans une grande famille mélomane, elle apprend la guitare durant son adolescence, au milieu des années 60, au moment où le "college folk" submerge l’archipel. Cette musique qui vient des campus des universités du Kansai et de Tokyo est inspirée de la folk américaine… Pourtant Sashiko sera plus sensible aux sonorités britanniques…

Nous sommes en 1950, au Pérou. Dans tous les transistors du pays une voix fascinante se fait entendre. C’est celle d’Yma Sumac, une voix d’une chanteuse d’une trentaine d’années qui peut s’étendre sur 5 octaves.

Une voix hors-norme, qui annonce une carrière et une femme du même acabit.

Celle que l’on appellera plus tard "le Rossignol des Andes" est une descendante directe du dernier empereur Inca, Atahualpa. Son arbre généalogique, aussi impressionnant que sa voix, participera à son succès et de la dimension mystique qui va se développer autour d’elle.

Bo Mambo de Yma Sumac fera partie de ce mouvement musical particulier qu’on appelle exotica, un mouvement commercial venant des Etats-Unis durant les années 50. Marimba, bruits d’animaux de la jungle pour un produit musical issu du marketing, de la mondialisation et de tous les clichés d’une culture colonisatrice.

Découvrez d’autres figures féminines, pionnières dans leur domaine musical dans l’émission Murmures du monde qu’Hélène Van Loo leur consacre.

 

Newsletter Musiq3

Restez informés chaque vendredi des évènements, concours et CD de la semaine.

OK