Murmures du monde

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A la découverte de la Colombie et de sa riche diversité musicale

Dans son émission Murmures du monde, Hélène Van Loo nous emmène à la découverte de la Colombie et de sa musique et ses instruments traditionnels.

La Colombie est l’un des pays d’Amérique du sud les plus métissés et les plus riches musicalement.

Des tambours traditionnels à la champeta des ghettos contemporains en passant par la cumbia ou le vallenato, Hélène Van Loo vous propose de s’attarder particulièrement sur la très riche culture musicale des Afro-Colombiens, minorité descendante des anciens esclaves.

La cumbia

La cumbia est la musique qui identifie la Colombie à l’étranger. Née le long du fleuve Magdalena, elle tire son origine des esclaves africains. Fusion des rythmes et des percussions africains qui se mêlent aux instruments amérindiens, comme les maracas, la flute en roseau ou encore la gaita, pour donner naissance à une musique de danse.

L’influence de la cumbia s’est étendue, au fil des migrations, tout le long du fleuve Magdalena jusqu’à Mompos, d’où est originaire Toto La Momposina, chanteuse, danseuse et compositrice originaire de Bolívar. Elle est considérée comme l’ambassadrice de la cumbia colombienne depuis plus de 50 ans.

Dans les années 1940, la cumbia se développera pour faire place à des orchestres plus étoffés. Petit à petit, elle va ingurgiter des influences venant de la salsa et des autres styles des Caraïbes et d’Amérique centrale.

Le tempo est modéré et la danse reste simple, très prisée dans les bals.

Les textes parlent d’amour, de sexe, avec souvent un certain machisme qu’ont essayé de renverser quelques chanteuses comme India Meliyara.

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Cartagène en Colombie © Piero Damiani / Getty Images

Le vallenato

Dans la région de Santa Marta, le vallenato est roi !

Cette musique du nord de la Colombie, sur la côte atlantique, puise ses origines dans le métissage entre musique indienne et rythmes africains et caraïbéens. Ce style fut d’abord joué dans les plantations de bananes, sur flûte et percussions, mais il fera rapidement une place de choix à l’accordéon, importé d’Europe au XIXe siècle.

Plus tard, le commerce de bananes cédera au profit de la drogue et le vallenato, où l’accordéoniste joue le rôle principal, deviendra l’expression privilégiée de la mafia colombienne.

Si Alejandro Duran en fut l’un des grands interprètes, plus récemment on peut citer Diomedes Diaz et Carlos Vives qui assurent la relève.

Les Picos

Dans les années 70, les marins de passage dans le port de Cartagène, se mettent à importer des vinyles de musique africaine. En quelques années, des collectionneurs des musiques s’arrachent désormais les succès du Nigeria, du Congo, de Papa Wemba, ou de Fela Kuti. Dans les ghettos des grandes villes afro colombiennes, ces disques de soukous, de rumba, de highlife, d’afrobeat se diffusent et rencontrent immédiatement un écho auprès des afro colombiens.

Ces disques sont joués dans l’espace publique, il y a ce qu’on appel en Jamaïque les soundsystem, ces discothèques de plein air. Des enceintes géantes sont posées à même le trottoir et attirent les foules dansantes. En Colombie, on les surnomme les Picos, diminutif de Pick up, le lecteur de disque. Les Picos aux couleurs bariolées enflamment la jeunesse noire des grandes villes. Les disques arrivent par cargaisons entières grâce aux marins de passage. Et comme ces disques sont rares, ils s’échangent à prix d’or.

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Cartagène © David Juan / Getty Images

La champeta

Depuis les années 1970, les musiques africaines connaissent un immense succès dans la ville côtière qu’est Cartagène. A tel point qu’au début des années 1980, va naître la champeta, rencontre entre le soukous, le highlife, le mbaquanga d’Afrique et les soca, calypso, compas et reggae des Caraibes. Champeta est le nom des longs couteaux de pêche avec lesquels s’affrontaient les bandes de jeunes dans la région des Palenque, ancien village des marrons.

Découvrez ces musiques entraînantes et rythmées dans l’émission Murmures du monde d’Hélène Van Loo.

Programmation musicale

Conjunto Barbacoa, Wabali

Manuel Alvarez y sus Dangers, Esclavo moderno

Petrona Martinez, Cangrejito (bullerengue sentao)

Sexteto tabala, son del Amanecer

La sonora Dinamita, Eco en stereo

Toto La momposina “yo me llamo cumbia “

La INDIA MELIYARA, todo lo que tengo es tuyo

Alejandro Durán : Cumbia Costeña

Wganda Keny, el lobo

Abelardo Carbono, Quiero a mi gente

Julian y su combo, Enyere kumbara

Canalon de Timbiqui, Tío Guachupesito

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