Laurence Vielle lit la poésie

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Laurence Vielle lit "Les roses de Saâdi" de Marceline Desbordes-Valmore

Laurence Vielle nous offre l’interprétation des Roses de Saâdi de la poétesse française Marceline Desbordes-Valmore, surnommée Notre-Dame-des-Pleurs.

Les roses de Saadi Marceline Desbordes-Valmore

J’ai voulu ce matin te rapporter des roses ;

Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closes

Que les nœuds trop serrés n’ont pu les contenir.
 

Les nœuds ont éclaté. Les roses envolées

Dans le vent, à la mer s’en sont toutes allées.

Elles ont suivi l’eau pour ne plus revenir ;
 

La vague en a paru rouge et comme enflammée.

Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée…

Respires-en sur moi l’odorant souvenir.
 

Le mot de Laurence Vielle

J’ai découvert ce poème vers quinze ans.

Comme la vague du poème, sa lecture en moi ne s’est jamais close et toujours semble revenir.

(Je n’oublie pas non plus une planche de Gotlib qui m’a beaucoup fait rire.)

Les roses de Saâdi, un poème de Marceline Desbordes-Valmores (1786-1859), apparaît pour la première fois dans un recueil posthume, les Poésies inédites en 1860.

Marceline Desbordes-Valmore, dès l’âge de seize ans, fut tour à tour comédienne, chanteuse, cantatrice, à Paris au théâtre de l’Odéon, Opéra Comique, à Bruxelles au Théâtre de la Monnaie.

En 1819, Marceline Desbordes-Valmore publie son premier recueil de poèmes, Élégies et Romances. En 1820, paraissent les Poésies de Mme Desbordes-Valmore.

Après 1823, Marceline Desbordes-Valmore quitte définitivement le théâtre pour se consacrer à l’écriture. Ses ouvrages les plus importants sont les Élégies et poésies nouvelles (1824), les Pleurs (1833), Pauvres fleurs (1839) et Bouquets et Prières (1843). Ses œuvres, dont le lyrisme et la hardiesse de versification sont remarqués, lui valent une pension royale sous Louis-Philippe 1er et plusieurs distinctions académiques. Elle écrit aussi des nouvelles et compose des Contes pour enfants, en prose et en vers. En 1833, elle publie un roman autobiographique, L’Atelier d’un peintre, dans lequel elle met en évidence la difficulté pour une femme d’être pleinement reconnue comme artiste.

Marceline Desbordes-Valmore meurt à Paris, le 23 juillet 1859, après avoir survécu au décès de presque tous ses enfants, de son frère et de maintes amies. Elle fut surnommée "Notre-Dame-des-Pleurs" en référence aux nombreux drames qui jalonnèrent sa vie.

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