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Le morin khuur, l’instrument au cœur de la culture nomade mongole

Avez-vous déjà entendu parler du morin khuur ? Il s’agit d’un instrument de musique, très important dans la culture mongole. Plus précisément, il s’agit d’une vièle à deux cordes.

L’âme du cavalier mongol

Des sources écrites datant de l’empire mongol des XIIIe et XIVe siècles font état d’instruments à cordes au manche orné d’une tête de cheval à son extrémité. Juste sous la tête, deux chevilles qui font comme des oreilles de cheval, de chaque côté du manche.

L’importance de ce violon va bien au-delà de sa fonction d’instrument de musique : il fait partie intégrante des rituels et de la vie quotidienne des nomades mongols.

La voix de la nature et des esprits

Pour les nomades mongols, la vièle et le cheval sont liés par leur âme. Depuis les temps anciens, les nomades de Mongolie prêtent à cet instrument des pouvoirs magiques. On dit qu’il est capable de reproduire la voix de tous les animaux et les sons de la nature. Pour les nomades, ces voix de la nature sont aussi celle des esprits.

Plusieurs légendes racontent la naissance du morin khuur. Selon l’une d’elles, il serait né de la musique produite par le vent quand fouette la queue des chevaux. Ainsi, les premiers instruments avaient tous des cordes en crin de cheval.

Le morin khuur est un véritable trésor ethnologique, mais un trésor menacé. En 2003, l’UNESCO l’a inscrit au patrimoine immatériel de l’Humanité. Car si la vie des nomades a peu changé, la pratique du morin khuur s’éteint doucement… Seuls quelques anciens sont encore capables de l’enseigner.

Envie d’en savoir plus sur les musiques des steppes mongoles ? Écoutez l’émission Murmures du monde d’Hélène Van Loo, consacrée aux musiques du désert.

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