L'oreille d'abord

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"L’Oreille d’abord" vous emmène en Camargue : rencontre avec ses gardians et taureaux.

Chaque dimanche de l’été, Musiq3 vous propose une émission de la RTS. Il s’agit de L’Oreille d’abord, une série signée Catherine Buser. Au programme de cette " Oreille d’abord ", nous vous proposons une immersion dans le monde de la tauromachie. Rencontre musicale avec des hommes qui sont confrontés au quotidien à la vie des troupeaux : les gardians de Camargue.

Un peu d’étymologie

Le "mas" est l’appellation donnée à une ferme dans certaines régions du midi de la France, notamment en Provence ou dans le Languedoc. A la fin du Moyen-Âge, le mas désignait l’équivalent d’un hameau : il regroupait un ensemble de terres et de bâtiments d’habitation mais aussi des exploitations à vocation agricole. En Camargue on distinguait même le grand mas d’exploitation du mas de "manade" pour évoquer la résidence d’un éleveur. Ce dernier était ouvert à tous vents et accueillait les gardians.

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Un troupeau de taureaux en Camargue. © Getty Images

L’uniforme des cow-boys de Camargue

Le terme de "gardian" vient du provençal et désigne en Camargue le gardien d’un troupeau de taureaux ou d’une manade. Au XIXe siècle et au tout début du XXe siècle, le gardian était un ouvrier agricole qui occupait le bas de l’échelle sociale dans le monde rural. Il appartenait à la masse du monde ouvrier qui louait leur bras dans les campagnes françaises. Il était attaché à un domaine et travaillait sous les ordres d’un régisseur ou du maître. Son rôle ? Garder les taureaux.

Au début du XXe siècle, le gardian de Provence n’avait pas de tenue spéciale particulière à son métier. Il portait un pantalon et un gilet court en peau de taupe, une étoffe beige à petit carreau noir et blanc. Des photos de l’époque montrent des gardians en sabots et casquettes. Ils ressemblent davantage à des ouvriers agricoles qu’à des cow-boys de l’Ouest américain. C’est le marquis de Baroncelli, promoteur du folklore camarguais qui, dans la première moitié du XXe siècle, imposera aux gardians amateurs un costume bien précis. Ce costume comprend une veste de velours noire à soutache, un pantalon en tissu de taupe avec liseré noir, une chemise à grands carreaux, une ceinture, un grand chapeau en feutre noir et une cravate. Le type de leur monture est aussi spécifié : il leur faut un cheval de race camarguais uniquement. Ainsi équipés les gardians donnent fière allure à leurs troupeaux lors des fêtes gardianes où ils caracolent, une jeune Arlésienne coiffée en croupe.

 

Poursuivez votre exploration musicale en Camargue avec l’émission que lui consacre Catherine Buser !

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