L'oreille d'abord

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A la découverte du monde envoûtant des minimalistes

Chaque dimanche de l’été, Musiq3 vous propose une émission de la RTS. Il s’agit de L’Oreille d’abord, une série signée Catherine Buser. Au programme de cette "Oreille d’abord" une plongée dans l’univers des minimalistes.

À écouter aussi : Philip Glass, de la musique indienne à une nouvelle langue musicale et minimaliste

Atteindre la perfection

"Il semble que la perfection soit atteinte non quand il n’y a plus rien à ajouter, mais quand il n’y a plus rien à retrancher." Cette citation empruntée à Antoine de Saint-Exupéry résume parfaitement la démarche des compositeurs minimalistes tels que Steve Reich, Philip Glass, Arvo Pärt ou John Adams, compositeurs qui réduisent leur matériau musical au strict nécessaire.

L’ambition de ces créateurs est de générer, à travers la technique de la répétition, une émotion qui soit la plus pure et la plus sincère possible. Le public est réceptif à cette démarche, en témoigne l’immense succès que ces compositeurs rencontrent. Nous vous proposons une immersion dans leur univers avec un petit tour d’horizon de certaines créations.

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Le compositeur estonien Arvo Pärt sur la plage de Laulasmaa, en Estonie, le 13 mai 2014 avant de partir en tournée aux États-Unis. © Birgit Püve pour le Washington Post

Les essentiels du minimalisme

"Für Alina" d’Arvo Pärt est une pièce particulièrement planante, considérée comme l’œuvre fondatrice du style tintinnabuli associé à la musique minimaliste. "Für Alina" marque un tournant dans le parcours créatif du compositeur qui disait à son propos : "C’est dans cette pièce que j’ai découvert les séries d’accords parfaits dont je fis ma règle très simple de fonctionnement." L’œuvre date de 1976.

Le courant minimaliste, quant à lui, est apparu une quinzaine d’années auparavant aux Etats-Unis. Il s’est développé essentiellement en Amérique dans les deux régions des Etats-Unis traditionnellement les plus ouvertes aux innovations artistiques et aux influences culturelles autres qu’européennes, c’est-à-dire New-York et la Côte Ouest. Ces principaux représentants sont La Monte Young, Terry Riley, Steve Reich et Philip Glass.

S’il est né aux Etats-Unis, le mouvement a rapidement fait de nombreux adeptes en Europe auprès de compositeurs tels qu’Arvo Pärt, Henryk Górecki ou encore Michael Nyman. Les minimalistes prônent le retour à la tonalité – voire à la modalité – dans le but de renouer avec l’émotion musicale. Leurs œuvres se caractérisent par un certain dépouillement et une grande économie de moyens. Diverses techniques sont utilisées selon les compositeurs mais toutes ont en commun l’utilisation d’une pulsation régulière à la répétition de motifs courts qui évoluent très lentement, à l’image des "Chairman dances" tirées de l’opéra "Nixon in China" de John Adams.

Poursuivez votre exploration musicale dans l’univers des minimalistes avec l’émission que leur consacre Catherine Buser !

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