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Les études pour instruments de musique au XIXe siècle : les Caprices de Paganini

Dans sa chronique Pensée du jour, Cécile Poss nous parle des études pour instruments de musique qui ont fleuri tout au long du XIXe siècle.

Il y a eu plusieurs traités, plusieurs méthodes d’apprentissage d’instruments de musique, on peut évoque le Versuch de Carl Philipp Emmanuel Bach, un essai sur la manière de bien jouer du clavier, ou encore la méthode raisonnée pour apprendre du violon d’un certain Léopold Mozart. Ces méthodes datent de la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Mais au XIXe siècle, les études spécifiques à tel ou tel instrument vont commencer à fleurir sur le marché. Plusieurs compositeurs décident de s’attaquer à la technique que doit absolument acquérir un musicien afin de maîtriser parfaitement son instrument.

Pourquoi au XIXe siècle ?

Il y a plusieurs facteurs qui expliquent que ces études spécifiques ont commencé à se développer au XIXe siècle. Tout d’abord, au XIXe siècle, il est de bon ton de jouer d’un instrument de musique, et plus particulièrement du piano.

Une étude est une méthode pédagogique, c’est la base de l’enseignement. Une étude étant une pièce qui se centre sur certaines difficultés techniques d’un instrument, même si certaines études, comme celles de Chopin, sont de véritables pièces de concerts.

Czerny ne va pas s’en cacher et va publier plusieurs recueils d’études, comme l’école de la vélocité ou encore l’école de la virtuosité, l’art de délier les doigts ou encore les 25 études de caractères.

Et puis, au XIXe siècle, les instruments subissent des innovations et cela va commencer à démanger les compositeurs : il faut absolument qu’ils exploitent toutes les capacités de ces nouveaux instruments.

Les Caprices de Paganini

Paganini a composé, entre 1802 et 1817, vingt-quatre caprices pour violon solo qui sont considérés comme de vrais chefs-d’œuvre du compositeur italien. Ces caprices sont des études qui concentrent de nombreuses difficultés techniques extrêmes, à tel point que bon nombre de violonistes du XIXe siècle rechignaient à les interpréter, les jugeant "injouables". Le 24e et dernier caprice est très certainement le plus connu et a inspiré de nombreux cycles de variations au XXe siècle : Liszt, Schumann ou encore Rachmaninov se sont notamment emparés du thème du vingt-quatrième caprice.

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