Festival Musiq3

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Revivez le concert de Giora Feidman et Gitanes Blondes au Festival Musiq3 2016

À l’approche du Festival Musiq3 (dans une édition spéciale adaptée aux circonstances exceptionnelles), 24 concerts issus des 9 premières éditions du festival sont mis gratuitement à votre disposition sur la plateforme Auvio. C’est l’occasion de redécouvrir le grand concert de musique Klezmer donné en 2016 par le clarinettiste Giora Feidman, accompagné de l’ensemble Gitanes Blondes.

Pour son édition 2016, consacrée au thème de la connexion entre Orient et Occident, le Festival Musiq3 a eu le bonheur d’accueillir Giora Feidman, une icône de la clarinette klezmer contemporaine. Il était accompagné de son ensemble, Gitanes Blondes, composé également de Mario Korunic au violon, Konstantin Ischenko à l’accordéon, Christoph Peters à la guitare et Simon Ackermann à la contrebasse. Tous les cinq sont à l’origine de formation classique, mais ils aiment explorer des répertoires comme le jazz, le klezmer ou la musique des Balkans.

Né à Buenos Aires, en Argentine, de parents émigrés d’Ukraine, Giora Feidman devient le clarinettiste de l’orchestre du Théâtre Colón à l’âge de 18 ans. En 1957, il émigre en Israël et rejoint les rangs de l’orchestre philharmonique national. C’est à partir de 1970 qu’il se lance dans une carrière de soliste en s’inspirant des multiples cultures qui nourrissent la musique juive. Malgré ses 80 ans, Giora Feidman n’a rien perdu de la fougue de sa jeunesse ni de son talent naturel pour animer les foules. Tantôt subtile et délicate, tantôt enjouée et rigolarde, tantôt déchirante, la sonorité de sa clarinette, qu’il est capable de sculpter à sa guise, a tôt fait d’envoûter le public.

Une tradition ashkénaze

Le Klezmer est une tradition musicale des juifs Ashkénazes, c’est-à-dire des juifs d’Europe centrale et orientale. Purement instrumentale, cette tradition est associée à celle de la chanson en yiddish, la langue vernaculaire des Ashkénazes, proche de l’allemand, avec des emprunts à l’Hébreu et aux langues slaves. Les musiciens klezmers, appelés klezmorim, ont nourri leur musique au cours de leurs pérégrinations, au contact notamment des musiques slaves, tziganes et du Moyen Orient. En partie stoppée par la Shoah, la tradition klezmer a repris vie dans les années 70 sous l’impulsion de grands noms, comme Giora Feidman ou David Krakauer, qui lui ont donné un écho et un prestige international, bien au-delà du milieu ashkénaze.

Depuis lors, cette musique connaît une grande vitalité et se renouvelle sans cesse au contact de plusieurs générations d’artistes et d’autres genres musicaux, comme la musique contemporaine, le jazz, le tango ou même le rap. La clarinette s’est durablement imposée comme l’instrument roi de la musique klezmer. Elle est notamment appréciée pour les multiples possibilités qu’elle offre au niveau de l’expressivité : avec un usage abondant des glissandos, vibratos et autres ghost notes et ornementations, le son klezmer est aisément identifiable. Outre la clarinette, d’autres instruments, comme l’accordéon, le violon ou la flûte, occupent également une place de choix dans cette musique.

Retrouvez ce concert d’archive et 23 autres en accès gratuit sur Auvio.

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