Festival Musiq3

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#6 : Bruno Philippe et Beatrice Berrut - Brahms - Liszt (St 1)

Vendredi 29 juin 2018, 22:00
Flagey, Studio 1, Place Sainte-Croix, Ixelles

Avec son air de bad boy un peu timide, ses mots qui viennent du cœur, une sensibilité à fleur de peau, mais aussi un sacré tempérament de bosseur et une belle facilité de créer le contact avec son public, Bruno Philippe est vite devenu le chouchou des auditeurs de Musiq’3. Il vient au festival avec une pianiste que nous rêvions de retrouver. Bonheur complet !

Avec :

Bruno PHILIPPE, violoncelle
Beatrice BERRUT, piano 

Programme :

Sergeï Rachmaninov - Prélude et danse orientale
Franz Liszt - Elégie n°2 S.131.
Nikolai Miaskowski - Sonate n°1.
Johannes Brahms - Sonate pour violoncelle et piano n° 1 en mi mineur, op. 38.

TARIFS

  • - 26 : 9 €
  • +26 : 15 €

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Retrouvez Bruno Philippe et Tanguy de Williencourt qui interprète la 1ère Sonate pour violoncelle de Brahms

Commentaires sur le concert

"Pourquoi écrire pour le violon quand il y a le violoncelle ?". Cette préférence attribuée à Rachmaninov trouve déjà un écho dans son opus 2, composé en 1892. Rachmaninov n’a pas encore 20 ans et sort à peine du Conservatoire de Moscou. Ce Prélude et Danse orientale existe aussi pour piano seul, indiscutablement l’instrument favori du compositeur.

L’Elégie n°2 de Liszt connaît elle aussi différentes versions, qui tournent toutes autour des années 1876/78 : piano seul, violoncelle ou violon avec piano. Avec cette pièce très lyrique, on est loin des grandes démonstrations de virtuosité étourdissante auxquelles Liszt nous a parfois accoutumés. Ici le violoncelle fait entendre une lente et touchante mélopée, toute en introspection.

Miaskovski reste pratiquement oublié aujourd’hui. Cela tient peut-être au fait que, contrairement à Prokofiev, son contemporain et ami, il n’était pas un instrumentiste brillant et qu’il n’a guère quitté la Russie.

Brahms nous a laissé deux sonates pour violoncelle, de purs chefs d’œuvre et deux sommets incontournables du répertoire. Pour la première, son opus 38, il écrit les deux premiers mouvements en 1862. Il retire un adagio dont il n’est pas satisfait et complète le dernier mouvement en 1865. La pièce est dédiée à Josef Gänsbacher, professeur de chant et violoncelliste amateur. Lorsqu’il la joue avec Brahms, Gänsbacher se plaint du volume sonore de son accompagnateur. " Je n’arrive pas à m’entendre ! ". " Vous en avez de la chance ! " aurait répondu Brahms.

Benoit Jacques de Dixmude

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