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#28: Orchestre du Festival - Symphonie classique (Marni)

#28: Orchestre du Festival - Symphonie classique
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#28: Orchestre du Festival - Symphonie classique - © DRGR

Dimanche 1er juillet 2018, 14:30
Marni, Rue de Vergnies 25, Ixelles

La plus célèbre des symphonies de Prokofiev est une parodie spirituelle humoristique qui aurait pu naître sous la plume de Haydn ou de Mozart. Les références à Mozart sont d’ailleurs nombreuses. C’est drôle, entrainant, subtil, jeune, imaginatif, coloré. Un concert qui inspirera Patrick Leterme, où l’Orchestre du Festival prendra son pied et où le public s’amusera. Pour ceux qui ne prennent pas la musique au sérieux !

Avec :

Orchestre du Festival
Shirly LAUB, direction
Benjamin DIELTJENS, direction des vents
Patrick LETERME, commentaires 

Programme :

Wolfgang Amadeus Mozart - Divertimento pour cordes en Si bémol majeur, KV137.
Wolfgang Amadeus Mozart/ Johann Nepomuk Wendt - musique d’harmonie de Le Nozze di Figaro KV492.
Sergei Prokofiev - Symphonie n° 1 en ré majeur, op. 25, "Symphonie classique"

TARIFS

  • - 26 : 9€
  • +26 : 12€

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Commentaires sur le concert

Surprenant Prokofiev ! Alors que le monde est englouti par la folie destructrice de la 1e Guerre Mondiale, alors que la révolution soviétique balaie la Russie des tsars, il compose l’une de ses oeuvres les plus joyeuses et insouciantes. Lui qui est considéré comme le nouvel enfant terrible de la musique russe, lui en qui Diaghilev croit voir un nouveau Stravinsky, il écrit cette " Symphonie classique", inspirée par les modèles de Haydn et de Mozart. Cette oeuvre date de 1917, une année incroyablement féconde pour le compositeur, puisque son premier concerto pour violon, les 3e et 4e sonates pour piano et les Visions fugitives sont contemporaines. Prokofiev a 26 ans, et ses premières compositions n’ont pas manqué de susciter la controverse, voire le scandale. Cela ne lui déplaît pas, mais il regrette que sa recherche de mélodie passe inaperçue, et cette symphonie marque un tournant dans sa production vers plus de lyrisme. Par ailleurs, Prokofiev raconte qu’il a commencé l’écriture de cette pièce pour surmonter sa dépendance au piano comme aide à l’écriture. Il écrit donc en faisant essentiellement appel à sa mémoire et aux longues analyses des symphonies de Haydn effectuées au Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Il ne s’agit toutefois pas d’un pastiche, et le style personnel de Prokofiev transparaît à travers son énergie et sa conduite de l’harmonie. Et toute la pièce fait preuve d’une grande virtuosité, en particulier pour les cordes qui explorent régulièrement les registres suraigus. Prokofiev a lui-même choisi le terme "classique", en référence aux modèles, mais aussi avec le secret espoir que cette pièce rentrerait dans le répertoire … classique. Mission accomplie !

Benoit Jacques de Dixmude

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