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Speranza Scappucci : "Sans l'orchestre, les chœurs et les chanteurs, un chef d'orchestre n'est rien"

Camille De Rijck reçoit le maestro Speranza Scappucci, qui dirige à partir de ce vendredi 13 septembre la nouvelle production de l’Opéra Royal de Wallonie, Madama Butterfly de Puccini, un compositeur qu’elle affectionne particulièrement.

Speranza Scappucci

Cheffe Principale attitrée de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège depuis 2017, Speranza Scappucci est considérée comme l’une des cheffes d’orchestre les plus intéressantes de sa génération sur la scène internationale. Diplômée de la Juilliard School et du Conservatoire Santa Cecilia de Rome, elle fait des débuts très remarqués, salués tant par le public que par la critique, en 2016 avec La Traviata et La Cenerentola au Staatsoper de Vienne, dont elle dirige également l’Orchestre dans le cadre de l’ouverture du "Wiener Opernball 2017" et Don Pasquale en juin 2017.

Elle dirige cette saison l’opéra Aïda de Giuseppe Verdi et vous pourrez également la retrouver à la baguette de l’Orchestre de l’Opéra Royal de Wallonie en juin prochain, dans I puritani de Vicenzo Bellini.

L’histoire de Madama Butterfly

Vers 1900 au Japon, l’officier américain Pinkerton épouse la jeune Geisha, Cio-Cio-San, qui se donne à lui avec passion. De leur union naît un enfant dont le lieutenant, de retour chez lui, ignore l’existence. De retour au Japon trois ans plus tard avec son épouse américaine, il vient récupérer son fils. Trahie et abandonnée, une seule issue lui reste…

La brève vie du papillon

Grâce au succès de Tosca, Puccini, désormais célèbre, est en quête d’un nouveau sujet capable de lui offrir un profond ressort tragique. Il jette son dévolu sur une pièce du dramaturge David Belasco, Madame Butterfly, inspirée de faits réels : la désastreuse aventure amoureuse d’une toute jeune fille, Cio-Cio-San, dont le nom signifie " Papillon " en japonais.

Madama Butterfly est l’occasion rêvée d’exploiter le " japonisme " en vogue en Occident depuis la fin du XIXe siècle. À l’affût de couleurs inédites et d’atmosphères uniques, le musicien étudie la langue, la culture et la musique du Japon, n’hésitant pas à utiliser quelques mélodies authentiques. Le résultat est bouleversant. L’auteur affirmait que c’était son opéra " le plus sincère et le plus expressif ".

Sublime portrait d’une fragile femme-enfant remplie de pureté et d’idéal, le chef-d’œuvre du Maître de Lucques n’a rien perdu de sa force et nous offre un grand moment d’émotion humaine et musicale.

Ecoutez l’interview de Speranza Scappucci avec les extraits musicaux

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