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Le violoniste Théotime Langlois de Swarte nous fait découvrir des compositeurs anglais des XVIIe et XVIIIe siècles

Le jeune violoniste français Théotime Langlois de Swarte était l’invité de Camille De Rijck pour parler de son nouvel album, qu’il enregistre avec le luthiste Thomas Dunford, The Mad lover, consacré à des compositeurs anglais des XVIIe et XVIIIe siècles.

Le jeune violoniste français Théotime Langlois de Swarte fait partie de la jeune génération florissante de la scène musicale française et internationale. Avec un répertoire éclectique qui s’étend du XVIIe siècle jusqu’à la création contemporaine, le violoniste travaille avec de multiples ensembles baroques, de l’Ensemble Jupiter (qui réunit son comparse Thomas Dunford mais aussi Jean Rondeau, Bruno Philippe et Léa Desandre) aux Arts Florissants de William Christie en passant par Le Consort qu’il a fondé avec le claveciniste Justin Taylor.

Au micro de Camille De Rijck, Théotime explique la genèse de l’album The Mad lover : cet album découle de la découverte d’une pièce de John Eccles qui s’intitule Ground from the mad lover. Et c’est cette suite qui a donné envie à Théotime de faire un disque consacré à la musique anglaise.

"J’ai été tout de suite séduit par la beauté de ces alternances entre le majeur et le mineur, cette originalité, ce côté universel, cette impression qu’il s’agit de la musique moderne. Je me suis dit : pourquoi pas créer un programme autour de cette œuvre, comme si elle était un personnage… Au gré de mes recherches, j’ai découvert que le frère de John Eccles, Henry, avait lui aussi composé de la musique, et notamment des sonates pour violons… Et puis, le programme s’est constitué petit à petit."

"C’est à l’auditeur d’imaginer son histoire"

Comme le précise Théotime, l’idée de ce disque est que "l’auditeur s’immerge dans une histoire, mais qu’il aurait lui-même construit" au fil de l’écoute. "Je me dis que ce disque raconte une histoire, celle que l’on veut bien se raconter à l’écoute du disque. On a essayé de dépeindre des univers différents, avec de la musique plus populaire suivie d’une musique quasiment spirituelle avec les pièces pour violon solo… C’est à l’auditeur d’imaginer son histoire. "

Un violon Jacob Stainer

Le violon anglais des XVIIe et XVIIIe siècles étaient, pour la plupart, de facture italienne. A l’époque, la plupart des violons solistes étaient de Jacob Stainer, un luthier allemand qui a beaucoup travaillé avec Niccoló Amati, célèbre luthier italien de Crémone, dont la famille a modélisé la forme du violon. Ainsi à l’époque, les violons Stainer étaient préférés aux Stradivarius qui étaient trop neufs pour l’époque.

Théotime Langlois de Swarte, qui est lauréat de la fondation Banque Populaire et de la Jumpstart Foundation, a la chance de recevoir en prêt pendant 10 ans un magnifique violon de Jacob Stainer en montage baroque conçu en 1665, ancien violon de Reinhard Goebel.

Retrouvez Théotime Langlois de Zwarte au micro de Camille De Rijck

Présentation du disque

Un violon, un luth : deux artistes fréquemment réunis sur la scène musicale baroque ont décliné dans cette combinaison le secret d’un alliage précieux, puisé à la source de la melancholy anglaise du XVIIe. Ce " Mad Lover ", cet amant inconsolé dont Théotime Langlois de Swarte et Thomas Dunford nous content l’histoire, c’est la figure autour de laquelle tous les violonistes gravitant autour de Charles II se sont retrouvés, dans le sillage du prodigieux Nicola Matteis. Les tournures envoûtantes de ce discours amoureux, renouvelé par l’exubérance et la liberté de ces musiciens venus d’Italie, résonnent jusque dans la musique populaire d’aujourd’hui.

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