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La soprano belge Sophie Junker nous dévoile les charmes de La Francesina, muse de Haendel

La soprano belge Sophie Junker vient de sortir chez Aparté un nouvel album qui rend hommage à la "petite française", à savoir la cantatrice française Elisabeth Duparc, qui fut la muse des dernières œuvres de Haendel et qui lui inspira quelques-unes des plus belles pages de son répertoire.

Qui était Elisabeth Duparc ? Si nous connaissons les grandes lignes de sa vie, au travers de sa collaboration avec Haendel, de nombreuses zones d’ombre planent au-dessus du parcours professionnel de celle que l’on surnommait "la francesina".

Née en France, Elisabeth Duparc a commencé sa carrière en France en tant que danseuse. Sa carrière de cantatrice se construira tout d’abord en Italie, où elle se formera au chant, pour ensuite se concrétiser à Londres où Elisabeth s’installera définitivement. C’est en effet en Angleterre que La Duparc trouvera la gloire, aux côtés du compositeur Haendel, qui en fait sa muse – sa dernière – et qui lui compose une douzaine de rôles principaux, aussi prestigieux que Semele, Michal (Saul) ou encore Nitocris (Belshazzar). La période durant laquelle Haendel compose, pour La Duparc correspond à la période où il multipliait ses expérimentations dans le domaine de l’oratorio anglais, se désintéressant quelque peu des opéras italiens.

Si nous n’avons aucun document sonore nous permettant de connaître les spécificités de la voix de La Duparc, des critiques de l’époque avaient décrit sa voix, de manière dénigrante, comme étant très "rossignolante", la comparant à une voix de fauvette. Mais lorsque l’on regarde les partitions, on se rend très vite compte de la technicité des rôles que Haendel lui a composés, qui attestent du haut niveau de virtuosité vocale que pouvait atteindre sa muse. Au-delà des effets pyrotechniques, on pouvait trouver également des éléments plus riches et plus profonds, puisqu’elle a participé à ce tournant de Haendel vers l’oratorio anglais, où l’on peut explorer une musique plus riche harmoniquement et mélodiquement.

Depuis la sortie de l’album à l’automne, les critiques dithyrambiques ne cessent d’affluer pour saluer le programme de la soprano belge, qu’elle enregistre avec Le Concert de l’Hostel Dieu, dirigé par Franck-Emmanuel Comte. Allant de l’opéra à l’oratorio, ce récital met en lumière à la fois la voix de cette égérie et en même temps montre comment Haendel réussit la transition dramatique entre l’opéra italien et l’oratorio anglais.

Retrouvez la soprano Sophie Junker au micro de Camille De Rijck

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