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L’auteur Stéphane Lambert nous dévoile les paysages intérieurs de Léon Spilliaert

Dans son émission Demandez le programme, Camille De Rijck recevait l’auteur Stéphane Lambert qui vient de sortir chez Arlea un livre intitulé Être moi toujours plus fort. Les paysages intérieurs de Léon Spilliaert.

Spilliaert, une vision fantastique d’Ostende

Léon Spilliaert est un peintre belge francophone mais qui est né et qui vivait à Ostende. Il avait comme compatriote Ensor que Spilliaert admirait beaucoup. Son style pictural se situe à mi-chemin entre l’expressionnisme et le symbolisme, parmi ses tableaux, on retrouve beaucoup de paysages nocturnes d’Ostende qui était à l’époque une grande station balnéaire européenne. Il va donner une vision fantastique, transfigurée du bord de mer, comme dans sa peinture Galeries royales d’Ostende.

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Léon Spilliaert, Galeries royales d’Ostende, Musée fin de siècle de Bruxelles © Tous droits réservés

Dans l’univers pictural de Spilliaert

Dans son livre Être moi toujours plus fort, Stéphane Lambert réalise un exercice particulier, celui de parler à la fois de lui mais aussi de se mettre dans la peau de Léon Spilliaert et se projeter dans ce qui aurait été sa réalité propre.

Selon Stéphane Lambert, il y a dans la peinture de Spilliaert quelque chose qui favorise cette porosité entre le regard de Spilliaert et le regard de celui qui observe sa peinture. L’objectif de Stéphane Lambert était réellement de faire ce livre une promenade dans l’univers de l’artiste, une promenade d’une part physique où il marcherait sur la terre où il a peint, où il a vécu et une promenade à travers les œuvres de Spilliaert.

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Léon Spilliaert, Femme sur la digue, 1907, Crayon, aquarelle, gouache, gouache blanche, crayon de couleur sur papier © Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles / photo : J. Geleyns – Art Photography

Autoportrait au miroir

On retrouve la dimension fantastique, effrayante de l’œuvre de Spilliaert dans son Autoportrait au miroir, où l'on voit le visage de Spilliaert totalement défigurée.

Cet autoportrait traduit parfaitement le mystère qui entoure tout être vivant.

Lorsqu’on observe quelque chose, explique Stéphane Lambert, nous essayons toujours de le saisir et il y a toujours quelque chose qui nous échappe. Dans les paysages de Spilliaert, ces longues perspectives interminables traduisent cet effroi de ne pas pouvoir saisir ce que l’on voudrait attraper. Cette sensation est identique lorsque l’on se regarde dans une glace, on aimerait qu’il y ait cette harmonie entre le regardant et l’objet regardé et au lieu de cela, il y a une fracture, et c’est cette fracture qui déforme la représentation que l’on a de soi.

 

"Cette fracture selon, j’imagine, l’humeur de Spilliaert et selon l’intensité de son angoisse peut progressivement de plus en plus déformer son reflet et en faire un monstre".

Ecoutez Stéphane Lambert parler de Léon Spilliaert

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