Dans l'Air du Temps

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Syracuse, le voyage est dans le son

Ce mardi 30 avril, nous célébrons la journée internationale du Jazz. A cette occasion, Adèle accueille dans sa Matinale Christelle Wautier et Victor Da costa. C'est donc bien entouré que Réal nous propose un petit voyage dans l'air du temps, à la découverte de Syracuse

Quel est votre mot de la langue française qui, d’après vous est le plus beau, le plus doux phonétiquement parlant ?

C’est exactement en partant de ce genre de questionnement que Bernard Dimey écrit notre tube du jour. Ce poète, parolier, dialoguiste est imprégné de Montmartre, de sa gouaille.

Mais ce matin, c’est debout, appuyé sur le piano d’Henri Salvador, qu’on le retrouve à griffonner des mots. Il s’inspire uniquement de sons pour écrire Syracuse, une ville où il n’a jamais mis les pieds, mais la sonorité du nom de la ville italienne lui plait … et quitte à rêver les sons, il fait défiler les paysages, l’île de Pâques, Kairouan, les jardins de Babylone…

Dimey nous offre dans son exercice d’écriture une soirée diapo de paysages inconnus. En 1962, le voyage n’est pas aussi accessible qu'il ne l'est actuellement et la musique est aussi un terrain de vacances en soi.

Syracuse est construite comme un appel du possible, et c’est le cas tant textuellement que musicalement … la montée est faites d’un espoir, d’un vœu ardent…

"J’aimerais tant voir…"

Le souhait est presque formulé, il est à son paroxysme, pour trouver sa résolution complète en 3 syllabes et autant de notes

"Syracuse"

Alors que Robert Charlebois, en 76 utilise le futur simple dans " Je reviendrais à Montréal " pour justement revenir en arrière et raviver souvenirs et nostalgie, Salvador et Dimey mettent le présent au conditionnel… J’aimerais tant voir… Ils permettent à nos corps de se projeter dans l’émerveillement de paysages sublimés. Et le choix des verbes le prouve… glisser l’aile, s’enivrer, voir, rêver, écouter chanter le vent… ils invitent à la passivité, aucun volontarisme, uniquement du laisser-aller, pas d’erreurs, dans un quotidien gris, ils nous proposent des vacances.

Et s’il est savoureux de rêver, il sera délicieux de se le remémorer comme le promets la chanson

"J’aimerais tant voir Syracuse
Pour m’en souvenir à Paris"

Une chanson de sonorité écrite en une demi-heure, reprise pendant des années, pour faire rêver pendant des siècles

" Syracuse " de Bernard Dimey et Henri Salvador, écrite en 1962, reprise aujourd’hui par Christelle Wautier et Victor Da costa. En direct des studios de Musiq3, c’était dans l’air du temps, ça l’est toujours…

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