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Unorthodox, une mini-série bouleversante qui nous plonge dans une communauté hassidique

Anne Hermant nous propose une plongée dans les communautés juives Satmar, ultra-orthodoxe, avec une mini-série bouleversante, intitulée Unorthodox, inspirée du roman autobiographique de Deborah Feldman.

Unorthodox est une mini-série en quatre épisodes. Adaptation du roman autobiographique de Deborah Feldman intitulé Unorthodox : Comment j’ai fait scandale en rejetant mes origines hassidiques, la mini-série nous plonge dans la communauté juive Satmar à Williamsburg, dans le quartier de Brooklyn.

Cette communauté ultra-orthodoxe a été fondée à New York au lendemain de la guerre par des juifs originaires de la ville de Satmar en Hongrie, en majorité des survivants de l’holocauste. Pour les deux premières générations, c’est ce traumatisme qui est à l’origine de la structure idéologique de la communauté. L’holocauste est vu comme une punition divine causée par l’attitude des juifs qui ont voulu se fondre dans les sociétés modernes. C’est pourquoi le retour aux traditions et à toutes les coutumes est une règle stricte et absolue. Il s’agit aussi de repeupler le monde juif, décimé par l’horreur nazie en fondant des familles nombreuses. Une autre particularité est l’usage de la langue yiddish, la série est d’ailleurs tournée en yiddish.

La série nous raconte le parcours de la jeune Esty qui, âgée d’à peine 19 ans, décide de fuir sa communauté, à la suite de son mariage arrangé et malheureux avec Yanky Shapiro. La jeune femme, enceinte, s’enfuit à Berlin rejoindre sa mère qui a, elle aussi, quitté la communauté une quinzaine d’années plus tôt. Le rabbin de la communauté envoie alors Yanky en Allemagne afin de ramener la jeune femme au sein de la communauté.

Les quatre épisodes se présentent comme une alternance entre le difficile parcours Esty dans un monde totalement nouveau où elle n’a aucun repère et des flashbacks où l’on découvre sa vie dans la communauté.

La force de la série est qu’elle ne juge pas, elle nous présente avant tout des êtres humains aussi touchants dans leurs doutes que dans leurs convictions. On découvre également la musique traditionnelle yiddish présente notamment dans l’incroyable scène du mariage d’Esty et Yanky mais aussi la musique de Dvorak, un magnifique moment où Esty se laisse enfin submerger par l’émotion, ou encore un sublime lied de Schubert qu’Esty écoute en secret avec sa grand-mère.

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