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"Le garçon sauvage" de Paolo Cognetti, un retour à la nature, une lecture apaisante et énergisante

C’est l’histoire d’un garçon qui a réalisé ce dont beaucoup rêvent, une déconnexion totale, un retour à la nature de plusieurs mois, coupé du monde. Cette histoire est racontée dans le livre Le Garçon sauvage de Paolo Cognetti. Si vous aimez la montagne, vous reconnaîtrez les odeurs, les sons, la fraîcheur de l’air des alpages.

Se reconnecter à la nature

Le Garçon sauvage est signé Paolo Cognetti, un jeune auteur italien né à Milan en 1978 et qui aime New York. Et la montagne. C’est de la seconde dont il est question dans cet ouvrage d’ailleurs sous-titré "Carnet de montagne". Si l’on en croit la préface, Cognetti nous conte sa propre histoire, celle d’un homme jeune, écrivain, qui décide de passer plusieurs saisons à la montagne, suite à un hiver qui l’a laissé vide, à bout de forces et d’envie. Les seules choses qui captent encore son attention sont les récits comme celui qui relate l’échappée tragique de Chris McCandless, dont l’histoire a été racontée dans Into the wild, Voyage au bout de la solitude par Jon Krakauer.

Pour Paolo Cognetti, il ne faut pas aller loin pour se retrouver. Alors il part vers les sommets, là où il a passé tous ses étés jusqu’à l’âge de 20 ans, là où il a appris à marcher sur les glaciers, escalader les falaises. Là où il se sent libre et au plus proche de lui-même ; c’est cette liberté qu’il veut éprouver à nouveau, la part d’enfant sauvage qui sommeille en lui.

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Paolo Cognetti © Sophie Bassouls / Getty Images

Ce qu'il lui faut, c’est une cabane de montagne à louer, en altitude. Sans voisins directs. Celle qu’il trouve a été construite en bois et en pierre. Elle offre un confort rudimentaire, tout ce dont il a besoin. Il a économisé de quoi subsister plusieurs mois ; il compte vivre simplement, écrire peut-être.

Il y arrive au printemps, hors saison, réchauffe cette maison qui a dû passer l’hiver seule et explore les chemins autour de cette "baita", comme on dit en italien. Il trouve petit à petit ses marques et, lui qui redoutait la solitude, se surprend à ne même pas y penser. Il s’affaire en permanence. Il lui faut trouver du bois et surtout découvrir et appréhender son environnement qui, malgré les apparences, a été façonné par l’homme. Il veut tout comprendre, en détail, comme un sujet d’étude. Se passionner pour des choses simples et pourtant essentielles.

Une invitation à ralentir

Ce qui marque aussi dans cet ouvrage, c’est la dépendance aux conditions extérieures, l’acceptation. Il y a des jours où les intempéries le contraignent à rester à l’intérieur. Et il s’en accommode bien. Il apprend à couper du bois, à construire un banc. Tisse des liens avec l’un ou l’autre voisin éloigné, apprend à cultiver la terre.

A la saison calme succède l’été, l’arrivée du bétail, celle des touristes aussi, qui viennent habiter sa solitude. Ce sont d’autres couleurs, d’autres odeurs, d’autres habitudes à prendre.

C’est un récit dans lequel, en se confrontant à son environnement, on se confronte aussi à soi, à ses limites, et on se reconnecte, peut-être, à ses envies réelles.

Et c’est tout le bien que l’on vous souhaite à la lecture de ce petit ouvrage qui fera un excellent compagnon de vacances.

Le Garçon sauvage, carnet de montagne de Paolo Cognetti est sorti aux Editions Zoé.

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