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"Roubaix, une lumière", un thriller social tiré d'une histoire vraie

Léa Seydoux et Sara Forestier dans "Roubaix, une lumière
Léa Seydoux et Sara Forestier dans "Roubaix, une lumière - © Le Pacte

Dans sa chronique "cinéma", Nicolas Buytaers nous présente Roubaix, une lumière d'Arnaud Desplechin, un thriller social inspiré d'une histoire vraie.

Une chronique cinéma à écouter dans son intégralité ci-dessous.

Roubaix, une lumière

Nous sommes à Roubaix, dans le Nord de la France. Le soir de Noël, le commissaire Daoud est appelé en banlieue pour une mort suspecte. Celle d’une vieille dame… dont le cou porte des marques de strangulation. Pas de doute : elle a été assassinée. Une enquête est ouverte et les premières suspectes sont les voisines de la retraitée. Deux jeunes femmes toxicos et alcooliques…

Roubaix, une lumière c’est le 10e film du réalisateur français Arnaud Desplechin (héritier de la Nouvelle vague à qui l'on doit des films comme Rois et reine, Un conte de Noël, Trois souvenirs de ma jeunesse). Habitué aux intérieurs bourgeois, le voilà à l’extérieur, chez lui dans sa ville natale Roubaix, la nuit. Habitué aux drames introspectifs, le voilà de retour avec un polar, ou plutôt, un nouveau genre pour lui : le thriller social. Car c’est réellement ça qu’il nous propose : inspirée d’une histoire vraie, Roubaix, une lumière est une chronique sociale sur fond d’enquête policière. Desplechin nous raconte cette société d’aujourd’hui, divisée entre les exclus et les autres. Les exclus justement, qu’on préfère cacher et qui de temps en temps arrivent dans "la lumière", souvent à cause d’un drame. Desplechin met donc en avant des personnages doubles, à la fois victimes et coupables : victimes d’une situation qui s’empire et coupables d’actes atroces.

Roubaix, une lumière est surtout brillamment interprété par Roschdy Zem en commissaire, Sara Forestier et Léa Seydoux toutes deux en paumées cas sociaux.

Papichka

Nedjma, elle a 18 ans. Elle rêve de devenir styliste. La nuit, elle se rend en boîte de nuit pour vendre ses créations, ses plus belles tenues aux "papichas". Une "papicha" c'est une "jolie jeune fille". Mais, nous sommes dans les années 1990 à Alger et les intégristes prennent le pouvoir. Les femmes n’ont plus les mêmes droits qu’avant…

Papicha est réalisé par Mounia Meddour. Algérienne, elle a bien connu ces "années noires". Et à travers son film, à travers l’histoire de Nedjma, elle dénonce plus que jamais les fanatiques, l’obscurantisme et les intégristes ! Des mots en -isme, en -iste et en -ique encore et toujours d’actualité aujourd'hui.

Shaun le mouton, la ferme contre-attaque

Shaun le mouton, la ferme contre-attaque ! Tout commence avec le crash d’un vaisseau spatial… Le vaisseau de Lula, une créature extraterrestre à l’appétit féroce. Et qui dit "appétit" dit "rototo" ! Oui les rototos au cinéma ça fait rire les enfants… et les grands aussi d’ailleurs, surtout ceux venus du fin fond de… l’espace ! Bref, Lula, elle se crashe près de la ferme de Shaun le mouton. Alors que des scientifiques essaient de récupérer l’alien pour l’analyser sous toutes les coutures et le disséquer, Shaun et ses camarades de la ferme vont tout tenter pour renvoyer Lula à la maison !

C’est drôle, c’est malin, c’est déjanté et c’est surtout en pâte à modeler. Shaun est un personnage apparu dans la série culte Wallace et Gromit. Excellent personnage, muet et à l’humanité criante de vérité, Shaun est un héros à découvrir sans attendre, surtout si vous aimez l’animation old school, à l’ancienne, réalisée image par image. C’est à voir à partir de 6 ans !

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