Chronique cinéma

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Quand la musique de Beethoven sublime le Septième Art

Pom pom pom pom… Ce mercredi 16 décembre, en ce jour anniversaire de la naissance de Beethoven, Nicolas Buytaers a décidé de lui rendre hommage en évoquant quelques grandes scènes du Septième art sublimées par la musique du maître…

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Orange mécanique

"Oh bonheur, félicité et paradis… C’était la splendeur faite chair… C’était un oiseau de métal céleste des plus rares ou du vin argenté coulant dans un vaisseau spatial… La gravité est un non-sens maintenant…"

Des paroles délirantes pour un personnage qu’on aime détester… Alex, le "héros" du film culte de Stanley Kubrick "Orange mécanique". Des paroles prononcées sur le 2e mouvement de la 9e symphonie de Ludwig van. Une symphonie amenée tout simplement par ces mots : "J’ai vécu une merveilleuse soirée et pour la finir en beauté, je sais ce qu’il me faut… un peu de Ludwig van !"

Difficile de ne pas évoquer Beethoven au Cinéma sans parler de l’œuvre de Stanley Kubrick. Pour le réalisateur américain, Beethoven était l’un des plus grands compositeurs de musique de film… bien avant la lettre bien entendu !

De nombreux réalisateurs ont puisé dans l’œuvre riche du compositeur ses plus beaux passages, ses plus intenses symphonies pour illustrer leurs scènes… appuyant une émotion, soulignant une ambiance. Musique Maestro…

Irréversible

Des enfants qui jouent, un chien qui aboie et Monica Belluci qui lit couchée dans l’herbe. Le moment est doux, la musique de Ludwig apaisante… Cette scène c’est la scène de fin du film "Irréversible" de Gaspard Noé. Un film dur, difficile et choc sur un viol mais qui se termine par ce moment de bienveillance. C’est le talent de Noé, de nous embarquer dans son arche, de nous ballotter entre fureur et douceur au son de Beethoven.

Le soleil vert

"Le soleil vert" est un film de Richard Fleischer sorti en 1973 avec Charlton Heston. Nous sommes en 2022 et le monde ne ressemble plus à rien écologiquement parlant. Un monde surpeuplé où les gens se nourrissent de… Soleil vert, une barre protéinée à la composition secrète… ou presque… C’est le suspense de cette histoire : de quoi est composé le Soleil vert ? Un film de science-fiction des plus sombres, des plus pessimistes – que Nicolas Buytaers vous recommande car c’est un classique de dystopie fort proche d’une certaine réalité… Surélevé par la musique de Beethoven, la Sixième Symphonie dite "La Pastorale", qui renforce le recueillement lors d’un des moments tristes du long-métrage, à savoir la mort du meilleur ami du héros !

Beethoven, ce n’est pas un chien ?

Dans la vie, il y a deux catégories de personnes. Il y a ceux qui connaissent Beethoven et son œuvre par cœur, ceux qui savent vous jouer "Lettre à Elise" à deux doigts, une main dans le dos et un œil fermé. Et puis il y a ceux pour qui Beethoven reste avant tout synonyme de poils !

Nous sommes en 1992 et la planète Cinéma se découvre un nouveau chouchou : un Saint-Bernard de plus de 100 kilos… Un chien appelé Beethoven, parce qu’il a été sensible aux premiers mouvements de la 5e symphonie de Ludwig. Ce film est devenu avec le temps un classique du divertissement familial. Il a tellement cartonné qu’aujourd’hui "Beethoven" est aussi connu que le compositeur. C’est aussi une saga de 8 films – seul le premier vaut réellement le coup – et 1 série de dessins animés.

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