Chronique cinéma

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"Parasite", LA palme d'or de Cannes 2019

"Parasite", LA palme d'or de Cannes 2019
"Parasite", LA palme d'or de Cannes 2019 - © Tous droits réservés

Dans sa chronique "cinéma", Nicolas Buytaers nous parle du film coréen Parasite, lauréat de la palme d’or à Cannes en 2019.

Une chronique cinéma à écouter dans son intégralité ci-dessous.

Parasite

Dans la famille Ki-Taek, nous demandons le père, la mère, le fils et la fille. Ils sont tous au chômage et vivent de petites arnaques pas bien méchantes. Un jour, l’un des amis du fils lui propose de le remplacer comme professeur d’anglais pour la fille aînée d’une famille très riche. Le fils y voit une arnaque en or. L’arnaque est toute simple et efficace, il va remplacer tout le personnel de la maison par les membres de sa famille. Avec ce remplacement, ils vont enfin goûter à la belle vie, aux fastes de cette nouvelle bourgeoisie aisée !

Ce film "Parasite" est l’œuvre du réalisateur coréen Bong Joon-Ho. Il avait déjà réalisé "The host" (terrible film de monstre) et "Snowpiercer" (film balancé entre critique sociale et science-fiction) ! Avec "Parasite", Bong propose une excellente une comédie satirique avec une réflexion sur la société, ses différentes couches, leurs aspirations, la débrouillardise des uns et les facilités des autres. Au-delà de l’opposition riches contre pauvres, il nous pose la question : qui sont les parasites, les riches ou les pauvres ? Autre question posée : qui a la meilleure vie, les riches ou les pauvres ? C’est drôle, c’est intelligent, c’est violent, c’est léger… C’est bien !

Parasite est un film d’auteur asiatique accessible au grand public. Donc si vous ne connaissez pas bien ce Cinéma, allez-y, Parasite est une excellente porte d’entrée avant de regarder d’autres films plus pointus !

Deux moi

Cette comédie dramatique de Cédric Klapisch nous parle de Rémy et de Mélanie. Ils vivent dans le même quartier mais ne se connaissent pas. La vie sentimentale de Mélanie est un ratage complet. Pour Rémy, c’est pire… Il n’a pas de vie tout court, ni sentimentale ni rien. À l’heure des réseaux sociaux, de cette vie ultra connectée, ils se demandent s’ils n’ont pas raté leur vie… Et puis ils vont se rencontrer…

C’est une nouvelle comédie pour Cédric Klapisch, réalisateur de L’auberge espagnole, Peut-être, Chacun cherche son chat. Un treizième film de bande : comme souvent, on y retrouve la crème du Cinéma français. Et puis Klapisch, il aime les acteurs et ça se voit, ça se sent. Il y a donc au générique de ce film Ana Girardot, François Civil (Le chant du loup), François Berléand, Camille Cottin et Pierre Niney pour ne citer qu’eux.

Comme toujours chez Klapisch, c’est tendre, c’est léger, c’est grave… C’est la vie au quotidien. Il filme avec bonheur le Paris d’aujourd’hui, ce Paris multiculturel, métissé, souriant malgré les soucis de chacun. Il filme surtout cette maladie bien moderne des grandes villes… La solitude… Avec cette solution : quitte à être seul autant l’être tous ensemble !

Fisherman’s friends

Ce film de Chris Foggin est basé sur une histoire vraie : la découverte par un haut responsable d’une maison de disques d’une chorale pas comme les autres, un groupe de marins-sauveteurs des Cornouailles… Des chanteurs amateurs qui reprennent a cappella les grands tubes de la Marine… Des chansons à boire et… à boire ! C’est excessivement touchant et classique à la fois. Laissez-vous emporter par cette drôle de bande, laissez-vous tanguer aux rythmes de leurs voix. C’est un pur feel-good movie… Un film à la bonne humeur communicative !

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