Chronique cinéma

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"No Time to die", l’aboutissement d’un arc narratif pour le James Bond de Daniel Craig

En ce mercredi, Nicolas Buytaers nous présente les sorties cinéma de la semaine avec le film que tous les fans du plus célèbres des espions anglais attendent depuis plus d’un an, "No Time to die".

"No Time to die", en français "Mourir peut attendre" mais tous les fans de James Bond ne peuvent plus attendre ! Après un nombre incalculable de reports, ce 25e opus de la saga 007 est enfin présenté dans nos salles. Et quel opus !

Il faudra encore patienter 24 heures de plus car contrairement aux films de la semaine, ce James Bond sortira demain, le jeudi 30 septembre, pour s’aligner à la sortie anglaise, qui se fait tous les jeudis. Ils nous auront fait patienter jusqu’au bout.

Dans ce nous opus, Bond a définitivement quitté les services secrets. Notre jeune retraité coule des jours heureux à la Jamaïque. Mais c’est là que son ami Félix Leiter, de la CIA, vient lui demander un coup de main. Un scientifique vient d’être enlevé et il demande à Bond de le retrouver. Dans son enquête, l’ex-agent 007 retrouvera de vieux ennemis et de nouveaux encore plus cruels avec des armes encore plus sophistiquées.

Au cinéma, cela fait 59 ans que James Bond nous divertit. Et on a tous notre préféré, que ce soit Sean Connery le premier de la classe (distingué, chic), George Lazenby le plus australien et physiquement imposant, Roger l’hu-Moore-istique, Timothy Dalton le plus shakespearien, Pierce 'BG' Brosnan et Daniel Craig le James Blond ! Daniel Craig est un animal. Il a remis en avant l’instinct primaire du héros. C’est un fauve, à la fois indomptable et violent. C’est un chaton, tendre, fragile et touchant. Il n’aura joué que dans cinq Bond entre 2006 ("Casino Royale") et 2021 mais contrairement aux autres, ces cinq films-là se tiennent et nous racontent une seule et même histoire : les nombreuses vies d’un agent secret, de son incorporation à sa démission, entre amour et trahison, plaisirs et dangers !

Craig a remis de l’action et du sang au centre de ces aventures alors que les réalisateurs de ces cinq films comme Sam Mendes ("Skyfall" et "Spectre") ont rajouté de la profondeur et de la réflexion. Cet arc narratif est donc on ne peut plus complet et suffisant. À la manière d’une grande série. Avant, les séries s’inspiraient du Cinéma ; aujourd’hui, c’est le contraire !

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Basic Instinct

"Il est interdit de fumer dans cette pièce ! Vous allez m’arrêter pour quoi, pour fumage ?" La réplique est culte et la scène l’est encore plus. Quasi 30 ans après sa sortie, c’était en 1992, le thriller érotique de Paul Verhoeven ressort dans nos salles en version restaurée 4K.

Une star du rock est assassinée d’une trentaine de coups de pic à glace. La principale suspecte se nomme Catherine Tramell. C’est une romancière à succès et la petite copine du défunt. L’enquête est confiée à l’inspecteur Nick Curran. Un inspecteur qui va tomber sous le charme de la belle romancière tout en découvrant que dans son passé, elle a toujours été liée à des morts toutes aussi suspectes que violentes !

Trente ans après, ce film n’a rien perdu de son charme, de son attraction sexuelle, de sa manipulation, de sa perversion, de son côté sulfureux. À l’époque, ce film, qui traite des faux-semblants, des apparences souvent trompeuses, avait été réalisé en hommage à Alfred Hitchcock. Mais aujourd’hui, revoir "Basic Instinct" en cette période post #MeToo est assez intéressant et instructif sur nos rapports (et pas que sexuels) entre Hommes et Femmes. Tout comme il faut revoir "Showgirls", toujours de Paul Verhoeven où il dénonçait, 25 ans avant les faits, les agissements pervers d’hommes comme Harvey Weinstein !

Pour cette ressortie encore, des scènes ont été rallongées comme le crime d’ouverture qui est plus sanglant, la mort du collègue de Nick plus explicite, la scène de viol plus éprouvante et les câlins entre notre inspecteur et sa suspecte plus intenses. De quoi polémiquer, même 30 ans après ! ?

Un long Halloween

Dans le film d’animation en deux parties, qui fait partie de la saga Batman, les chefs des grandes familles mafieuses de Gotham City, la ville la plus corrompue au monde, sont assassinés. Ceci devrait faire les affaires du justicier masqué Batman. Mais c’est un nouveau méchant encore plus tordu que les autres qui exécute ces vilains. Un méchant qui ne tue que pendant les congés.

Ce film est parfait pour nous emmener jusqu’à la fête d’Halloween, fin octobre, avec son animation impeccable et son côté polar pur et dur, sa galerie de gangsters, son Batman et sa Catwoman, son hommage aux films noirs de l’âge d’or d’Hollywood.

C’est à découvrir chez Warner Home Vidéo !

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