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Les Frères Dardenne sont de retour sur le tapis rouge de Cannes avec « Le Jeune Ahmed »

Les Frères Dardenne sont de retour sur le tapis rouge de Cannes avec « Le Jeune Ahmed »
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Les Frères Dardenne sont de retour sur le tapis rouge de Cannes avec « Le Jeune Ahmed » - © Tous droits réservés

Cette semaine dans sa chronique cinéma, Nicolas Buytaers nous parle du nouveau film des Frères Dardenne, une nouveauté des Studios Disney et du retour de Nathalie Portman.

Une chronique cinéma à écouter dans son intégralité ci-dessous.

Le Jeune Ahmed

Ahmed a 13 ans. C’est un bon élève, sérieux, discipliné. De confession musulmane, il est aussi très assidu à la mosquée. Son imam aussi est très discipliné, un peu trop peut-être. Il est surtout extrême. Et avec son discours radical, il retourne le cerveau du jeune Ahmed. Aujourd’hui ses idéaux de pureté sont tels qu’il ne veut plus serrer la main d’une femme. Et quand sa professeur décide d’enseigner l’arabe moderne, il voit en elle une ennemie du Coran !

« Le jeune Ahmed » de Jean-Pierre et Luc Dardenne est on-ne-peut-plus d’actualité. L’idée de base est donc intéressante. Oui mais voilà, ce n’est que l’idée de base. Car après il y a le rendu à l’écran… et là Nicolas Buytaers n’est pas convaincu. Il trouve que les frères passent à côté du sujet. Ce qu’ils nous proposent est une tranche de vie, soit un épisode très court (au propre comme au figuré, le film n’est pas long) de la vie de ce jeune garçon. On ne voit pas comment il s’est fait « embrigadé », on le comprend mais on ne le vit pas. Ensuite, Ahmed s’entête dans son radicalisme. Il n’évolue pas. Et un personnage qui n’évolue pas n’est guère passionnant. En fait, il devient vite agaçant et le film très répétitif.

Répétitif comme le cinéma des Dardenne. Ils filment comme à leurs débuts. Ils ne proposent pas énormément d’alternatives (notez que quelques scènes restent prenantes) ! Donc, à Cannes, où le film a été présenté, il a divisé. Il n’a pas plu mais il n’a pas déplu non plus. Et s’il doit repartir avec un prix c’est certainement dû à son sujet brûlant d’actualité !

Aladdin

Nous connaissons tous l’histoire d’Aladdin… encore plus après le succès mondial et mérité du 40e dessin animé du Studio aux Grandes Oreilles sorti en 1992. Une histoire inspirée du conte traditionnel arabo-perse rajouté au 18e siècle aux fameux Contes des 1001 nuits. Cette histoire est donc celle d’Aladdin, 50% voleur, 50% SDF mais 100% amoureux fou de Jasmine, la fille du sultan d’Agraba. De son côté Jafar, le vizir du sultan, est à la recherche d’une lampe magique qui devrait lui donner les pouvoirs nécessaires pour régner sur le monde. Mais pour sortir cette lampe de sa caverne hantée, Jafar a besoin d’un être au cœur pur. Et, bien entendu, Aladdin correspond au profil recherché. Sauf que le jeune homme va s’approprier ladite lampe et libérer le génie qui sommeille en elle. Un génie qui peut exhausser 3 de ses vieux !

Ce film est la version humaine, en prise de vue réelle du classique de l’animation Disney. Le génie est joué par Will Smith qui s’en tire plutôt pas mal… il arrive même à nous faire oublier l’exubérance dingue du génie animé. Quant aux autres acteurs, c’est là le problème (s’il n’y en avait qu’un) : ils manquent totalement de charisme donc on s’en désintéresse très vite. Un autre souci : dans la version animée, le perroquet de Jafar, Iago, parle et est très drôle. Ce n’est pas le cas ici, il ne parle pas… et ce n’est pas drôle. Encore un bémol : la réalisation de Guy Ritchie (« Snatch », « Crimes, arnaques et botanique », « Sherlock Holmes ») est peu inspirée, propre mais pas virevoltante comme le tapis magique de l’histoire. D’où cette question : pourquoi Disney s’entête à rejouer pour de vrai ses dessins animés qui étaient si bons ? Heureusement pour sauver le tout, il y a quand même les chansons « Ce rêve bleu » et « Prince Ali ».

Vox Lux

Ce drame musical raconte la vie de Céleste. C’est l’une des plus grandes stars de la pop. Le monde entier l’a découverte quand elle n’avait que 16 ans. À cette époque, son lycée fait la Une de toute la presse après une fusillade. Lors de la cérémonie d’hommage à ses camarades disparus, la jeune Céleste avait chanté et c’est comme ça qu’elle a été repérée par des producteurs de musique. Aujourd’hui Céleste a 31 ans et elle sort son nouvel album sur fond de scandales et de mauvais souvenirs car les tragiques événements d’hier refont surface.

Céleste, c’est Nathalie Portman. Toujours aussi waouh. Il y a quelque chose de Faustien dans cette histoire, hyper stylisée et tendue. On y parle de cette jeunesse américaine bouleversée par ses tueries de masse (ça reste très actuel aussi comme récit). Une histoire réalisée par l’acteur Brady Corbet vu chez Lars von Trier dans « Melancholia » ou chez Michael Haneke dans « Funny games US » soit des réalisateurs avec du style et une certaine profondeur dans les propos !

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