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"Le prince oublié", un conte sur l'imaginaire empli de tendresse et de poésie

"Le prince oublié", un conte sur l'imaginaire empli de tendresse et de poésie
"Le prince oublié", un conte sur l'imaginaire empli de tendresse et de poésie - © Tous droits réservés

Dans sa chronique cinéma de cette semaine, Nicolas Buytaers nous parle du film Le prince oublié de Michel Hazanavicius.

Une chronique cinéma à écouter dans son intégralité ci-dessous.

Le prince oublié

Sofia a huit ans et elle vit seule avec son père, protecteur et terriblement aimant. C’est un père qui n’hésite pas à lui inventer tous les soirs une drôle d’histoire où il tient le premier rôle, celui du Prince. Voilà donc les nuits de Sofia bercée par cette folie douce et colorée. Oui mais voilà, on n’a pas éternellement 8 ans et Sofia grandit vite. Elle va bientôt avoir 12 ans et elle rencontre à l’école un garçon de son âge qui lui fait tourner la tête… Ce garçon devient tout logiquement son nouveau prince aux dépens de papa. Au revoir le prince de son enfance. Mais ce prince oublié ne va pas se laisser faire…

Le prince oublié est un conte pur et dur où se mêlent fantaisie, drôleries, farces et bons sentiments. C’est un conte signé Michel Hazanavicius (The artist, la saga OSS 117). Il a du talent et il maîtrise et jongle adroitement avec tous ces effets spéciaux, cette tendresse, cette poésie, son casting emmené par Omar Sy (le papa), Bérénice Béjo et François Damiens. Une question : quand s’arrête l’imaginaire, au passage de l’enfance à l’adolescence… Doit-il s’arrêter à un certain âge ?

L’appel de la forêt

Le véritable héros de cette aventure se nomme Buck. C’est un chien. Une nuit, il est enlevé dans sa propriété de Californie et revendu comme chien de traîneaux dans le Yukon canadien. Nous sommes en 1890 et les chiens de traîneaux sont plus que jamais recherchés par les chercheurs d’or de la région. Si Buck veut survivre aux conditions climatiques dantesques et à la rudesse de cette vie quasi sauvage, il doit s’adapter et pour y arriver, il peut compter sur son nouveau maître, tout aussi bourru et poilu que lui, un certain John Thornton !

Ce film L’appel de la forêt est une nouvelle adaptation du classique du grand Jack London, le plus aventurier des romanciers américains. Ce film on le doit à Chris Sanders. Ce n’est pas réellement un nouveau venu dans le 7e Art mais il débute dans le Cinéma "en chair et en os". Il avait en effet déjà réalisé les dessins animés de la saga Dragons et Les Croods ! Il aime tellement l’image animée qu’il a rendu les expressions de Buck, notre héros canin, plus vraies que nature et terriblement humaines ! Ça fera rire les enfants. En attendant, cet Appel de la forêt est une ode à la Nature où l’on retrouve Harrison Ford et Omar Sy dans quelques scènes !

Sonic, le film

La semaine de congé de Carnaval arrive à grands pas et les distributeurs sortent déjà leurs cartouches. Place maintenant à l’adaptation du jeu vidéo Sonic qui a fait la joie des utilisateurs de la console Mega Drive dans les années 90. Pas simple d’adapter un héros aussi mythique, comme il n’a jamais été simple d’adapter un jeu vidéo sur grand écran. Petite chose amusante : au début les jeux vidéo s’inspiraient du Cinéma pour leurs cadrages, leurs actions, et aujourd’hui c’est le Cinéma qui s’inspire des jeux vidéo mais avec moins de réussite… Pour la simple et bonne raison qu’un jeu vidéo est actif alors qu’un film reste passif. Et il y a toujours un moment pour le spectateur/joueur où il trépigne d’impatience de prendre les commandes et la manette en main pour faire avancer l’histoire plus vite, ou en tout cas à sa manière ! Bref, ici avec Sonic, la version boule de poils du célèbre hérisson bleu passe ou casse. On aime ou on n’aime pas mais elle ne laisse personne indifférent. À vous de juger !

Nightmare Island

Une véritable sortie de route, un ratage complet, une adaptation pas réellement réussie d’une série culte pour ceux qui ont grandi dans les années 1980, à savoir L’île fantastique ! Ici, dans ce film, elle est rebaptisée L’île du cauchemar ! Tout est dit dans le titre. Ce film de Jeff Wadlow démarre comme la série avec un hydravion qui amène sur une île paradisiaque 5 personnes qui vont y réaliser leurs rêves les plus fous, sous le regard bienveillant de Monsieur Roarke, interprété par Michael Peña – n’est pas Ricardo Montalban-, le propriétaire de cette île fantastique. Rien ne va se passer comme prévu et le rêve va se transformer en cauchemar. Ce film est présenté comme un film d’horreur mais il est tellement prévisible qu’il ne fait pas peur. Les seules réelles victimes restent notre adolescence, notre naïveté et notre ennui ! Et je ne vous parle pas de la scène finale où on nous annonce l’arrivée grotesque de Tatoo !

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