Chronique cinéma

Plus d'infos

"Le meilleur reste à venir", un film aussi drôle que tendre et émouvant

"Le meilleur reste à venir", un film aussi drôle que tendre et émouvant
"Le meilleur reste à venir", un film aussi drôle que tendre et émouvant - © Tous droits réservés

Dans sa chronique cinéma de cette semaine, Nicolas Buytaers nous parle du film "Le meilleur reste à venir" de Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière.

Une chronique cinéma à écouter dans son intégralité ci-dessous.

Le meilleur reste à venir

Arthur et César se connaissent depuis l’école primaire. Alors que tout les oppose, ils deviennent les meilleurs amis du monde. Devenus adultes, l’un complètement irresponsable et l’autre un peu trop responsable, ils continuent à s’épauler, à se faire rire. Ils vivent leur amitié pleinement. Un jour, à la suite d’un quiproquo (un mélange de cartes médicales), Arthur apprend que César va bientôt mourir. L’explication est confuse et César, lui, comprend que c’est Arthur qui va bientôt mourir. Les deux amis vont alors réaliser leurs rêves les plus fous, histoire de faire plaisir à l’autre avant qu’il ne parte !

Je vous le dis tout de go, si vous ne pleurez pas à la fin de ce film, c’est que vous êtes un.e sans-cœur, que vous n’avez pas de sentiments, que vous n’aimez pas les gens ni le genre humain. Entre deux scènes de comédie, ce film propose une réflexion sur la maladie, la mort, tout en se posant la question (primordiale) : qu’avons-nous fait de nos rêves de gosse ? Le meilleur reste à venir est une comédie douce-amère, une comédie dramatique, un mélo tout aussi drôle que tendre (émouvant), que joyeux, que triste. Mais le mélange est assez subtil et juste. Cette comédie on la doit au duo Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patellière ! Un drôle de duo dans tous les sens du terme, à qui l’on doit déjà des films très réussis comme Le prénom et Papa ou maman 1 et 2 ! Bref c’est dire s’ils savent écrire, s’ils maîtrisent l’art de la punchline, ces répliques sans un mot de trop et bien placées. Quant à l’autre duo de ce film, son duo d’acteurs, il s’agit de Fabrice Luchini, toujours parfait dans la retenue, et Patrick Bruel qui se retrouvent 33 ans après le cultissime PROFS ! À voir avec des mouchoirs !

Brooklyn Affairs

New York, dans les années 1950. Une transaction pour le moins banale tourne mal avec la mort de Franck Minna. Un assassinat avec comme témoin Lionel Essrog. Lionel est détective privé. Il est aussi atteint du syndrome de Gilles de la Tourette (maladie neurologique avec son lot de tics physiques et tics de langage). Ce détail n’est pas si anodin. C’est en combattant sa maladie que Lionel fait travailler son cerveau et qu’il arrive à assembler les pièces des puzzles que représentent les affaires qu’il traite. Ici, Lionel va tout faire pour résoudre le meurtre de son meilleur ami…

Grandeur et décadence, richesse et pauvreté, club de jazz enfumé et enquête fumeuse, luxe et taudis. Ce ne sont pas les contrastes qui manquent dans ce polar à la Raymond Chandler, réalisé par Edward Norton (Fight club, Hulk, American history X) qui s’offre aussi le premier rôle dans ce film. Un film noir, avec une réelle atmosphère, une tension à la L.A. confidential. Prenant et efficace, à l’image de son casting : Bruce Willis, Willem Dafoe, Alec Baldwin.

Piranhas

Un ratage, c’est le sentiment que laisse le film italien Piranhas de Claudio Giovannesi. Ce film nous raconte comment des gamins entre 10 et 15 ans sont fascinés par leurs aînés de la Camorra, la mafia napolitaine et comment ces gosses prennent les armes et arrivent à faire leurs premiers pas dans cette organisation de malfrats ! Ce film est inspiré du roman éponyme écrit par Roberto Saviano, déjà auteur de cette incroyable enquête Gomorra, portée à l’écran en 2008 !

Ici pour Piranhas (lauréat de l’Ours d’argent du meilleur scénario au Festival de Berlin) cette fascination n’est pas ressentie (simplement relatée, peu contrebalancée, peu critiquée). C’est un peu ennuyeux. On ne s’attache pas volontiers à ces gamins même si les faits racontés peuvent surprendre et effrayer (des enfants de 15 ans qui se la jouent à la Scarface, à la Tony Montana entre drogue, argent, arme et alcool) !

Newsletter Musiq'3

Restez informés chaque lundi des évènements, concours et CD de la semaine.

OK