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"Le discours", une comédie de mœurs élégante, tantôt légère tantôt un poil cynique mais toujours juste

Nicolas Buytaers nous présente les sorties cinématographiques de la semaine, avec notamment une comédie française, un film d’action et enfin une comédie flamande. 

Le discours

Adrien vient de se faire larguer. Enfin pas vraiment. Sonia, sa fiancée, lui a juste demandé une pause. Mais elles peuvent être longues ces pauses sentimentales. D’autant plus qu’Adrien ne comprend pas pourquoi Sonia veut faire une pause. Pour lui, tout allait bien. Rajoutez à cela que sa sœur et son beau-frère lui demandent de préparer un discours pour leur mariage, un discours qu’Adrien n’a absolument pas envie de faire. Il veut juste que Sonia réponde à son SMS et revienne dans sa vie…

"Le discours" est une comédie de mœurs élégante à plus d’un titre. D’abord, il y a l’interprétation de Benjamin Lavernhe, sociétaire de la Comédie française, qui interprète Adrien et tient tout le film. Il est parfait entre nonchalance et angoisse. Ensuite, il y a la réalisation de Laurent Tirard ("Le petit Nicolas", "Molière", "Le retour du héros"). Il a transformé un monologue intérieur en comédie drôle et tendre. Ce qui aurait pu être un drame devient une fable merveilleuse tantôt légère tantôt un poil cynique mais toujours juste. Tout le monde en prend pour son grade, que ce soient les amoureux, les dîners en famille, les parents ou les frères et sœurs ! Enfin, ce "Discours" est assez bien écrit (il est inspiré du roman éponyme de Fabcaro). Même si parfois (et c’est le bémol du film), il est un peu trop bien écrit, ce qui lui donne un petit côté théâtral.

A lire aussi : L’interview de Benjamin Lavernhe, pour "Le Discours"

Un homme en colère

"Un homme en colère" est un film d’action et de braquage. Cet homme en colère se nomme H. H vient de se faire engager comme convoyeur de fonds, dans une compagnie de transport d’argent. Lors d’un braquage à l’arme lourde, H riposte et surprend tous ses collègues par l’incroyable précision de ses tirs. Il est plutôt doué une arme à la main. Reste à savoir maintenant qui il est réellement, d’où il vient et, surtout, pourquoi il est là ! ?

Cet "Homme en colère" est réalisé par l’Anglais Guy Ritchie. Qu’on aime ou non ce qu’il propose, il faut bien avouer que Ritchie ("Aladin", "The gentlemen", "Sherlock Holmes") a un sens du cadrage, de l’image, de la mise en scène et du rythme. Tout ce qu’on retrouve ici. Et quitte à parler de retrouvailles, Ritchie filme à nouveau Jason Statham (après "Arnaques, crimes et botanique", "Snatch" et "Revolver") avec bonheur (celui de ses fans). C’est tendu, c’est brutal, c’est terriblement efficace (les scènes de braquage font penser à celles vues dans "Heat" de Michael Mann) et c’est surtout le remake anglo-saxon du thriller français "Le convoyeur" sorti en 2004 avec Albert Dupontel et Jean Dujardin. À la différence près que Guy Ritchie rajoute davantage de testostérone là où il y avait de l’émotion dans l’original.

Mon père est une saucisse

Voilà un titre qui donne le ton de cette comédie flamande réalisée par Anouk Fortunier.

Délicieusement décalée, cette comédie nous raconte l’histoire de Paul (l’excellent Johan Heldenberg vu entre autres dans "La merditude des choses" et "The Broken Circle Breakdown"). Il est banquier. Sur un coup de tête, Paul décide de démissionner pour faire du théâtre. Alors que toute sa famille s’y oppose, seule sa fille, Zoé va croire en lui. Inspiré d’un roman pour la jeunesse au titre éponyme (écrit par Agnès de Lestrade), il y a de la bienveillance et une belle déclaration d’amour père-fille dans ce film qui met aussi et surtout en avant cette envie de changer de vie, de changer d’air, de se réinventer (une idée qui nous est venue à l’esprit durant cette année confinée) !

Et parce que ce sont bientôt les grandes vacances, Nicolas Buytaers nous propose une dernière sortie pour les plus jeunes. Une sortie à voir en famille. Il s’agit de "Pierre Lapin 2, panique en ville" !

Comme l’indique ce titre, Pierre est un lapin. Un lapin qui parle. Et avec les autres animaux de la campagne, ils se partagent un potager. Oui mais voilà, Pierre découvre le marché aux légumes de la ville toute proche et là les ennuis vont réellement commencer pour lui et sa famille. Cette suite (celle de "Pierre Lapin" donc) est toute aussi folle que déjantée. Elle reprend surtout le même principe, à savoir mélanger images de synthèse et prises de vues réelles. Et comme pour le premier épisode, ça marche. On y croit. Gentiment (et avec le sourire) !

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