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Le covid-éo Club de Nicolas Buytaers : vos stars en salopette

Nicolas Buytaers propose un nouveau concept pendant toute la période du confinement : vous choisissez un thème et il vous choisit les meilleurs films qui lui sont liés. Voilà le principe de ce Covid-éo-Club. Ou comment passer un agréable confinement avec Musiq3… Changez d’air et de programmation DVD/VOD. Le thème du jour : la salopette au Cinéma !

Rappelez-vous les années 80… Lassés des émissions de variétés à la télévision, avec toujours les mêmes invités, vous avez applaudi des deux mains l’ouverture en nombre des vidéo-clubs. Ils avaient tout pour vous faire passer une agréable soirée : du thriller à la comédie en passant par le film de série B et d’horreur. Le choix était tellement énorme que vous hésitiez toujours entre 5 à 6 titres. Heureusement, pour vous aider, pour vous guider, le responsable de votre vidéo-club était là avec ses merveilleux conseils. En ces temps de confinement, Musiq3 a décidé d’ouvrir le sien, intitulé " COVID-éo-CLUB " ! Son principe est simple : Adèle de la Matinale choisit un thème et à moi de vous conseiller tel ou tel titre. Le thème de cette ouverture est le vêtement qu’elle ne quitte plus en ce moment, à savoir… La salopette !

De Charlot à Béatrice Dalle en passant par les Minions

Quand on évoque la salopette au Cinéma, il y a tout de suite une image qui me vient à l’esprit : celle de Charlot et ses mouvements mécaniques des bras dépassés par la vitesse de la chaîne de montage sur laquelle il travaille. Dans "Les temps modernes" sorti en 1936, Charlie Chaplin a abandonné son veston trop grand, son pantalon élimé, ses chaussures trouées et son chapeau melon étroit pour une salopette. Dans ce classique – l’un de ses films très politique —, il dénonce les cadences infernales, les conditions de vie des ouvriers, la peur du chômage et les ravages de la drogue. Le tout balancé avec humour et beaucoup d’espoir. À re-voir en famille.

Autre image, autre salopette de star… Celle de Béatrice Dalle dans "37°2 le matin" de Jean-Jacques Beinex. Sorti en 1986, ce film a non seulement lancé la carrière de Béatrice mais a également remis à la mode la salopette, vêtement qu’elle porte divinement bien.

Inspiré du roman éponyme de Philippe Djian, "37°2" raconte le coup de foudre destructeur vécu entre Zorg, incarné par Jean-Hugues Anglade, homme à tout faire d’une station balnéaire aux nombreux bungalows à repeindre, d’où la salopette pour elle, et Betty, une jeune femme un peu larguée au bord de la folie.

Ce film revient sur le désarroi d’une jeunesse, celle des années 80, abandonnée, perdue… un peu… beaucoup même. Là aussi un classique – César 87 de la Meilleure affiche, si, ça existait à l’époque - à re-découvrir enlevé par la magnifique musique de Gabriel Yared !

Alors bien entendu, j’aurai pu/dû aussi vous citer le bleu de travail porté fièrement par Benoit Poelvoorde, réparateur de vélo dans la comédie "Raoul Taburin" - un héros imaginé à l’origine par le dessinateur Sempé - ou bien encore Henry Fonda dans "Les raisins de la colère" de John Ford (1940). Sans oublier la toute jeune Scarlett Johansson dans "L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux" de et avec Robert Redford (1998). L’actrice de 14 ans à l’époque du tournage avait même reçu un YoungStar Award pour sa performance.

Il y a encore Henry Thomas… Mais oui Elliott, l’ami de cet alien "E.T. l’extraterrestre", réalisé par Steven Spielberg en 1982. Il en portait une de salopette le temps d’une scène ou deux. Dans un autre genre, elle en porte aussi… enfin il… enfin bref… Chucky… la poupée maléfique voudou-isée qui accueille l’âme d’un tueur en série dans la saga d’horreur "Child’s play" ou en français dans le titre "Jeu d’enfant" (à ne pas confondre avec "Jeux d’enfants" avec Marion Cotillard et Guillaume Canet) est habillé d’une salopette aux nombreux écussons rigolos. Rigolo comme Daniel Prévost en salopette et en réparateur arnaqueur vu dans la comédie "Lucky" d’Olivier Van Hoofstadt. Alors juste comme ça en passant, ce film sorti au cinéma en salles avant les mesures de confinement prises par le gouvernement s’offre une nouvelle diffusion sur la plateforme de vidéos à la demande bien de chez nous… www.lecinemabelgealamaison.be (allez-y, on vous propose sur ce site encore pas mal d’autres productions réalisées près de chez vous) ! Plus sexy, il y a encore une belle fille comme elle… Elle ? C’est Bernadette Lafont dans le film de François Truffaut "Une belle fille comme moi" (1972)… complètement nue sous sa salopette.

Last but not least, si vous posez la question de savoir à vos descendants "qui porte le mieux la salopette au Cinéma ! ?", vos enfants et/ou petits-enfants vous répondront unanimement… les Minions ! Ces créatures jaunes au babillage étrange où "papuche" désigne une "peluche" et "banana"… une banane, d’abord faire-valoir du gentil méchant Gru dans la trilogie "Moi, moche et méchant", sont devenues les héros de leur propre saga, dont le deuxième épisode est prévu en juillet de cette année. Les Minions ne s’habillent qu’avec des salopettes. Le pourquoi du comment vous était expliqué à travers la première bande-annonce du film d’animation "Les Minions" sorti en 2015. "Banana ? Banana ohhhhh…"

Et sinon, de votre côté, vous aviez pensé à quel film, quelle star en salopette ?

Bon film, bon confinement…

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