Chronique cinéma

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"Le bonheur des uns…", une comédie française élégante au casting efficace

Comme chaque semaine, Nicolas Buytaers nous présente les sorties cinématographiques de la semaine. Et il commence par une comédie française de Daniel Cohen.

Le bonheur des uns

Nous connaissons tous cet adage qui dit que le bonheur des uns fait le malheur des autres. C’est la base de ce film qui raconte la vie toute simple de Léa. Elle est vendeuse dans un magasin de vêtements dans une galerie commerçante. Elle est douce, gentille, honnête, bienveillante, attentionnée, à l’écoute, parfois un poil effacée, indécise… Mais elle a quand même plus de qualités que de défauts. Elle est mariée à Marc. Et ce couple est quasi indissociable de celui formé par Karine, la meilleure amie de Léa, et son mari, Francis ! Un soir, alors qu’ils mangent tous les quatre ensemble, Léa annonce à son entourage qu’elle a écrit un livre… Les proches de Léa n’en reviennent pas et se disent : si elle peut y arriver nous aussi. Sauf que ça ne va pas marcher pour les autres mais que ça va cartonner pour Léa. Et là, ce sont les jalousies des uns et des autres qui vont pointer le bout de leur nez…

Rien qu’avec ce pitch, vous avez deviné les intentions du réalisateur Daniel Cohen : nous faire réfléchir sur le bonheur, le succès, les amis, le couple (car les 2 couples vont se remettre en question face au succès de Léa). Et puis surtout, ce film va tenter de confirmer ou d’infirmer l’adage : alors le bonheur des uns fait-il réellement le malheur des autres ! ?

De beaux sentiments pour une comédie gentille, élégante, propre, légère mais pas réellement cinématographique – ne vous attendez pas à une grande mise en scène. Une comédie surtout emportée par un bon casting : Bérénice Béjo, parfaite en douce et tendre Léa, Vincent Cassel en beauf limité mais pas vulgaire, Florence Foresti, la meilleure amie jalouse et égocentrique (les fans de l’artiste aimeront), et François Damiens en sculpteur sans talent !

Antebellum

Un avion dans le ciel, un appel à la police, un appel sans réponse, une musique stressante, angoissante… Tout cela est bien contemporain. Et pourtant ce film démarre en pleine guerre de sécession. Nous sommes dans une plantation de coton sudiste et de nouveaux esclaves débarquent… Dans cette plantation, la terreur règne. Quand les esclaves osent ouvrir la bouche alors qu’ils n’ont pas reçu la permission de parler, ils sont exécutés sur-le-champ. Pourtant, la colère gronde et une rébellion semble se préparer… Un vent de révolte emporté par Eden, une jeune afro-américaine… Bien des années plus tard, à notre époque, Véronica vient de publier un livre sur la transcendance, sur ce que notre passé nous lègue et sur ce qu’il peut raconter de notre futur. Véronica et Eden semblent liées… Mais comment et pourquoi ? C’est tout le mystère de "Antebellum" !

Ce film de Gérard bush est surtout emporté par l’actrice et chanteuse Janelle Monáe. Il est surtout produit par l’équipe de "Get out" et de "Us", des thrillers, des films d’horreur (qui ont relancé le genre) avec une visée clairement politique et assumée : ces films mettent en avant les horreurs vécues par les Afro-Américains, ils dénoncent les atrocités encore actuelles vécues par les Blacks aux USA. Une visée politique portée par une ambition cinématographique ? Oui et non ! Le pitch de départ est excitant et la première partie du film terriblement tendue et efficace. Arrive alors le twist et là… on s’ennuie un peu ! Mais au-delà de tout cela, il y a de la tension et de l’attention sur une situation difficile…

 

The racer

Ce coureur c’est Dom. Il est belge, il a 39 ans et son sport c’est le cyclisme. Nous sommes en 1998 et cette année-là, le Tour de France débute en Irlande. Et ce Tour sera très certainement le dernier de sa carrière et pour Dom, qui a toujours été un suiveur, un coéquipier toujours prêt à se sacrifier pour son leader, ce sera sa dernière chance de porter le fameux maillot jaune. Et pour y arriver, tous les chemins sont bons à prendre, toutes les pistes sont bonnes à suivre… même les plus dangereuses !

Un film sur le vélo en plein Tour de France, voilà ce que propose "The racer", une coproduction Belgo-Luxo-Irlandaise. Un film qui évoque ces coureurs de l’ombre, ces gladiateurs de la route, les sacrifices des sportifs, leurs espoirs mais aussi leurs désillusions, le dopage aussi. Tout y passe… sur un grand braquet !

 

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