Chronique cinéma

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"Dragged across concrete", un thriller prenant avec Mel Gibson

"Dragged across concrete", un thriller prenant avec Mel Gibson
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"Dragged across concrete", un thriller prenant avec Mel Gibson - © Tous droits réservés

Cette semaine dans sa chronique cinéma, Nicolas Buytaers évoque un thriller réussi avec Mel Gibson au top, un thriller raté avec Isabelle Huppert en flop et un dessin animé aussi malin que poétique à voir en famille.

Une chronique cinéma à écouter dans son intégralité ci-dessous.

Dragged across concrete

Ce film du réalisateur indépendant américain Steven Graig Zalher revient sur l’histoire de Brett et Anthony, deux flics aux méthodes violentes. Un jour, l’une de leurs interventions est filmée par un téléphone portable. On les voit malmener un suspect menotté. Cette vidéo sort dans les médias et ces deux policiers sont écartés… sans paie ni avenir. Pour survivre, pour changer de vie - surtout Brett, dont la femme est malade et la fille harcelée dans le quartier - ils décident de basculer du côté des gangsters en dérobant une cargaison d’or. De l’or qui vient juste d’être volé par de dangereux braqueurs de banque. Reste à savoir qui seront les plus méchants, les plus déterminés : ces ripoux ou les voyous ! ?

Présenté comme ça, on pourrait croire qu’il s’agit d’un film d’action. La bande-annonce est d’ailleurs terriblement trompeuse. En réalité, il s’agit avant tout d’un drame policier, un film noir, un polar psychologique long (2h38), lent et bavard (entre ses longs silences). Mais ces défauts, en apparence, sont réellement les qualités de ce film. Un film long et lent permet de créer une belle atmosphère, permet aux spectateurs de bien s’immiscer dans l’intimité de ces personnages, de passer du temps avec eux, de les aimer et de mieux les comprendre. La lenteur de ce film installe une ambiance tendue. On sent que tout peut arriver, et quand ça arrive, c’est cru, cruel, direct, cash, sanglant ! Donc oui ce film par ce faux rythme reste prenant et hyper stylisé dans ses cadrages. On sent l’influence de Michael Mann (Heat), de Quentin Tarantino (pour ses dialogues et sa violence). La mise en scène transforme les spectateurs en troisième larron car nous sommes avec ces deux flics ripoux !

Et quels flics vu qu’ils sont joués par Vince Vaughn (Delivery man, True detective saison 2) et Mel Gibson parfait en inspecteur totalement désabusé, blasé, aigri !

Greta

Frances est une jeune serveuse new-yorkaise. Un jour dans le train, elle trouve un sac à main et décide de le rendre à sa propriétaire, une certaine Greta, une veuve sans nouvelles de sa fille partie étudiée en France, une femme tout aussi attachante que mystérieuse. Frances qui vient de perdre sa maman trouve alors en Greta une certaine figure maternelle, une autre maman, une maman d’adoption. Les deux femmes vont devenir amies et c’est là que tout va basculer. Greta va devenir de plus en plus envahissante, à la limite du harcèlement. Quant à Frances, elle va découvrir les mystères qui planent autour de cette femme et surtout ses mensonges !

"Greta" est un thriller censé vous surprendre, vous tenir en haleine de bout en bout. Oui mais voilà, le film de Neil Jordan est plutôt raté. Pourtant Neil Jordan est le réalisateur d’Entretien avec un vampire et Byzantium. Mais ici, on n’arrive pas à s’attacher ni à Frances, ni à Greta. Greta ne fait pas peur, elle n’inquiète personne. Tout est prévisible. C’est du déjà-vu ("Sueurs froides", "La main sur le berceau"). En fait, ce film ou plutôt cette histoire est tellement naïve qu’elle en devient grotesque. Pourtant le casting est bon : on y retrouve Isabelle Huppert en Greta et Chloë Grace Moretz en Frances.

Pachamama

Ce dessin animé vous emmènera dans la Cordillère des Andes. Les deux héros de cette histoire se nomment Tepulpaï et Naïra, deux petits indiens partis à la poursuite de la Huaca. La Huaca c’est le totem protecteur de leur village, confisqué par les Incas. Cette quête les poussera jusqu’à Cuzco, la capitale royale assiégée par les conquistadors.

Ce dessin animé du réalisateur Juan Antin propose un double discours terriblement d’actualité, malin et poétique. D’un côté, il y a un discours historique qui remet bien les choses dans leur contexte et de l’autre, Pachamama (c’est la Terre nourricière) nous parle d’écologie avec ce retour à la terre, à nos racines et surtout nous incite à adopter un comportement écoresponsable.

 

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