Chronique cinéma

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"Deux", un film d'amour novateur à plusieurs égards

Madeleine dite Mado est une grand-mère à la vie plutôt simple. Veuve, elle habite seule dans son appartement où elle reçoit avec un énorme plaisir ses enfants et son petit-fils.

Mado s'entend à merveille avec sa voisine de pallier. Elle s'appelle Nina. Quand ces deux-là font du shopping, on les prend pour les meilleures amies du monde. En réalité, elles sont beaucoup plus que des amies. Mado et Nina s'aiment en secret. Si Nina est assez libre et libérée sur la question, Mado, elle, a encore du mal à en parler... surtout à ses proches.

Et puis un jour, Mado fait un AVC... et seul l'amour de Nina pourra la sauver. Encore faut-il que l'entourage de Mado l'accepte... 

Deux est un premier film que l'on doit au réalisateur Filippo Meneghetti. C'est un drame réellement intéressant pour plusieurs raisons. D'abord parce que ses deux héroïnes ont 3 fois 20 ans. Donner un premier rôle à un retraité, ce n'est pas ce qui motive réellement et habituellement les producteurs.

Ensuite, ce film nous parle d'amour. Et l'amour au troisième âge non plus, ça ne fait pas partie des priorités des producteurs. Et je ne vous parle pas des amours homosexuels, des amours lesbiens... Pourtant cet amour existe. Si le film Deux en avant quelques tabous cinématographiques, ce n'est pas un film militant. Non, ce film nous raconte une très belle histoire d'amour... avec tendresse !

Ce film pose aussi de belles questions sur ces amours cachés : quand l'un des deux part, que devient l'autre ? Faut-il avouer coûte que coûte ce secret ? Est-ce que ce n'est pas ce secret qui fait que l'amour est aussi fort et beau ? Bref, ces questions sont posées avec douceur... Le tout étant filmé avec une certaine délicatesse (le travail sur le son est épatant), du suspens aussi et de la tension... Sans oublier ses deux interprètes principales, Barbara Sukowa et Martine Chevallier, étonnantes de justesse !

Papi-sitter pour rester dans le troisième âge

André est un gendarme à la retraite terriblement psychorigide. Alors que Teddy est un ancien sorteur de boîte de night aussi souple que désinvolte. C'est donc peu dire si ces deux-là n'ont rien en commun. C'est le jour et la nuit. Et pourtant les voilà obligés de garder leur petite-fille en pleine préparation du Bac. Ses parents préférant l'abandonner pour partir en vacances... Et ce qui doit arrive, Dédé et Teddy vont davantage se chamailler qu'aider leur gamine à réviser...

Cette comédie réalisée Philippe Guillard ("Le fils à Jo") est assez classique, prévisible. Ni vulgaire, ni grossière, elle a un petit côté tendre et ensoleillée agréable. Ce qui reste amusant, c'est son casting puisque dans le rôle du gendarme bourru, on retrouve Gérard Lanvin en grand-père coincé du képi. Dans celui du sorteur, Olivier Marchal qui nous avait plutôt habitué à plus de dureté et d'âpreté avec ses films de gangsters et de bonhommes !

En avant, le très attendu dessin animé de Dan Scanlon

Pourquoi attendu ? Car ce film d'animation est produit par Pixar et que Pixar reste avec les années plus que jamais synonyme de "réussite", "efficacité", "drôlerie" et j'en passe. Ici, on suit les aventures de Ian et Barley. Ils sont frères. Et orphelins. Et ce sont des elfes aussi ! Cette histoire se déroule dans un monde parallèle où se croisent licornes volantes, elfes et autres créatures magiques. De leur père, Ian et Barley ne gardent qu'une cassette audio à travers laquelle il leur propose de résoudre ce mystère et cette grande question... "Y a-t-il encore de la magie en vous ?" et surtout "Est-ce que vous, chers spectateurs, vous croyez encore à la magie ?"

Il est bel et bien là le thème de ce road-trip hallucinant : partir en quête de la magie qui est en nous ! Et cela est proposé avec tendresse (c'est important, vous le savez), délires et références geek. Du Pixar quoi !