Chronique cinéma

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Covid-éo-Club : Moteur, silence… Ça (re) tourne !

Pour la dernière séance du COVID-éo-Club de Musiq3, alors que la vie semble revenir à la normale – mais qu’est-ce qu’une vie normale après ce que nous avons vécu à travers cette crise sanitaire ? -, en espérant surtout voir les salles rouvrir les unes après les autres, nous ne pouvions qu’aborder qu’un seul thème… le Retour au Cinéma !

"Doc, c’est moi, c’est Marty !" L’adolescent est encore essoufflé par sa course dans les rues de Hill Valley. Sur l’artère principale, on voit deux traces de pneus… des traces enflammées. On-ne-peut-plus surpris, Doc n’en croit pas ses yeux. "Mais je viens de te renvoyer chez toi", dit-il à son complice. Et Marty de répondre : "Je sais Doc mais je suis de retour… du futur !"

C’est bon, l’excellent deuxième épisode de cette cultissime saga peut enfin commencer. Vous aussi vous l’avez tous en mémoire ! ? Quand Adèle m'a proposé le dernier thème de votre COVID-éo-CLUB, le Retour, j’ai tout de suite pensé à cette scène de Retour vers le futur 2 de Robert Zemeckis (1989). Puis je me suis lancé dans le visionnage de la trilogie et j’ai même poussé le vice en regardant les dessins animés sur Internet inspirés de cette série – car dès 1991, ils en ont fait des cartoons.

À l’image de nombreux acteurs sur le retour, des films sur le retour, il y en a eu des pelletés. En vrac et dans le désordre, je pourrais vous citer… Le retour du héros de Laurent Tirad (2018) avec un Jean Dujardin parfait en hussard sur le toit de son talent dans cette comédie costumée où il est accompagné par une excellente Mélanie Laurent (dans un genre qu’elle a peu essayé mais qui lui va bien). Il y a aussi Die Hard 4, retour en enfer avec Bruce Willis (définitivement pas le meilleur de la saga) ; Retour à Cold Mountain (2004), un drame passionnel emmené par Jude Law et Nicole Kidman ; Retour vers l’enfer avec Gene Hackman (1983) ; Retour au paradis avec Gary Cooper (1953) ; La rivière sans retour (avec Marilyn Monroe en 1954 qui susurre plus qu’elle ne chante la chanson du générique, j’adore) ; Aliens le retour (le deuxième épisode réalisé en 1986 par James 'Titanic' Cameron)… et, bien entendu, Le retour du Jedi (qui aurait dû être le véritable dernier épisode de cette incroyable aventure spatiale, parole de fan) !

Des retours entre passé, présent et futur

Le retour au Cinéma pourrait être exclusivement lié à un genre en général, les films de Science-Fiction, et/ou à un sous-genre en particulier, les films de voyage dans le temps ! ? Voilà des films où les allers-retours sont nombreux. Des allées et venues qui causent pas mal de soucis et qui posent surtout de belles questions sur notre avenir, notre passé, nos actes et leurs conséquences. Ces films sont aussi nombreux que célèbres et s’intitulent, entre autres, Un jour sans fin avec Bill Murray (1993, s’il ne fallait qu’en (re) garder qu’un, ce serait celui-ci) ; Un jour sans lendemain avec Tom Cruise (2014) où il revit sans cesse le même jour chaque fois qu’il meurt (tiens comme dans le film avec Murray) ; Peggy Sue s’est mariée ; L’effet papillon (le premier épisode de cette trilogie est tout aussi noir et glauque que parfait) ; Terminator avec Schwarzy ; L’armée des 12 singes (une histoire de virus mortel, ça ne vous rappelle rien, avec un Brad Pitt halluciné et hallucinant) ; C’était demain (1979) où l’écrivain HG Wells, auteur du roman La machine à voyager dans le temps, poursuit à travers les siècles Jack l’Éventreur.

Et du côté du Cinéma français me direz-vous ? Il y a Les Visiteurs… Sans oublier Camille redouble de Noémie Lvovsky (2012) où ladite Camille se retrouve/retourne dans son corps d’ado (on appelle ça de la métempsycose temporelle). Même chose pour le très poétique et réussi Quartier Lointain, un film inspiré du manga du dessinateur japonais Jiro Taniguchi. Dans cette coproduction franco-belge de Sam Garbarski avec Jonathan Zaccaï, on suit le parcours de Thomas, un père de famille triste et désabusé, qui arrive par hasard dans la ville de son enfance. Pris d’un étrange malaise, voilà qu’il se réveille quarante ans plus tôt, dans son corps d’adolescent. Non seulement il revit son premier amour mais en plus, il tente de comprendre pourquoi son père, à l’époque, a quitté le domicile familial… C’est aussi beau que nostalgique !

De la suite dans les idées

À Hollywood, comme ils n’ont pas de pétrole, ils ont des idées… de la suite dans les idées avec tous ces numéros deux, ces deuxièmes films, liés à ces premiers cartons au Box-Office. Pourquoi imaginer une nouvelle intrigue alors que la première a tellement plus aux spectateurs ? Autant leur donner une suite, c’est moins risqué. La preuve avec Retour à Zombieland ; Le retour des morts vivants (sorte de double retour avec un retour au cinéma et un retour à la vie) ; Le retour des 7 (le mot " mercenaires " n’a jamais été écrit sur l’affiche) ; Le retour de Mary Poppins (sans Julie 'Supercalifragilisticexpialidocious' Andrews mais avec Emily Blunt, très bien au demeurant) ; Le retour de Chucky (alors que VO le titre c’était The cult of Chucky) ; Le retour de Sabata avec Lee Van Cleef…

Les retours à ne pas revoir

Et puis, il y a encore tous ces retours qu’on n’aurait jamais voulu voir comme Les trois frères le retour avec les Inconnus (le premier était tellement bien). Que dire encore de Tanguy le retour ? Bah rien en fait !

Et quitte à évoquer un ultime retour, je terminerais avec ce film français intitulé Retour à la vie (de circonstance non ! ?) sorti en 1949 avec Louis Jouvet, Bernard Blier et Serge Reggiani. On y évoque le retour de prisonniers de guerre à la vie normale entre cruauté, bassesse, règlements de compte et rancœur. Mais il y a aussi dans ce film beaucoup d’humanité et d’espoir. De l’humanité et de l’espoir, voilà tout ce dont nous avons besoin finalement ! ?

Et pour vous, quels films évoquent le mot retour ?

Bon déconfinement, bon film !