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Covid-éo-Club : évadez-vous au cinéma

Alors que nous sommes entrés dans la première semaine de ce fameux déconfinement tant attendu, le COVID-éo-CLUB de Musiq3, comme le rappelle son modjo, vous propose de "changer d’air" avec un nouveau thème et tous les films – ou presque - qui lui sont liés (c’est le principe de cette chronique) : l’évasion au Cinéma !

C’est dans une prison que la musique a le plus de sens. On en a besoin pour ne pas oublier. Ne pas oublier qu’il y a des endroits dans le monde qui ne sont pas faits de murs et de pierres, qu’il y a quelque chose en nous qu’ils ne peuvent atteindre, qu’ils ne peuvent toucher, qui est à nous… L’espoir !

 

Tout est dit, résumé en une réplique de film… Et quel film ! Les Évadés (The Shawshank Redemption en VO) réalisé par Frank Darabont (1994), d’après une nouvelle de Stephen King, avec en tête de casting Tim Robbins et Morgan Freeman. Ce classique du cinéma carcéral (un genre à part entière) raconte l’histoire d’Andy, injustement accusé du meurtre de sa femme et de l’amant de celle-ci. Jeté en prison, Andy se lie d’amitié avec Red. Bravant les humiliations, Andy va tout tenter pour s’évader…

S’évader et/ou se divertir

Alors je ne suis pas en train de vous dire que le confinement vécu depuis ce mois de mars est aussi pénible que la prison de Shawshank mais s’il y a bien une envie qui nous titille depuis le début de cette crise sanitaire c’est bel et bien… L’évasion ! D’où le thème de ce nouveau COVID-éo-CLUB. Oui mais voilà, il existe deux types d’évasion : soit l’évasion d’une prison, comprenez par là l’action de s’échapper d’une prison ou d’un lieu où nous sommes enfermés ; soit l’évasion ou l’action de se divertir, de se détendre ! Nous laisserons l’évasion fiscale aux voyous en col blanc. Donc, nos propositions de films iront dans les deux sens…

Commençons par les meilleures évasions au cinéma… Et ce classique parmi les Classiques, La grande évasion de John Sturges (1963) avec Steve McQueen, James Coburn et Charles Bronson. Véritable western militaire, ce film nous raconte comment, en pleine Seconde Guerre Mondiale, les nazis ont enfermé dans un camp les soldats et hauts gradés multirécidivistes de l’évasion. Avec cette fresque, on frôle davantage le grand spectacle que le récit historique pur et dur. Le succès fût tel que ce film a maintes fois été copié, imité et parodié… Je pense entre autres à Chicken Run, le film d’animation en pâte à modeler de Nick Park et Peter Lord !

Autre incontournable, français cette fois-ci, La grande illusion de Jean Renoir (1937). Un classique, bien entendu… Doublé d’un véritable chef-d’œuvre ! Orson Welles disait de ce film que s’il ne fallait en sauver qu’un, ce serait celui-ci. Vous devez savoir que ce film s’inspire de la vie du Général Amand Pinsard, l’un des amis du réalisateur. Pinsard sauva la vie de Renoir en 14-18.

Le pitch ? Durant la Grande Guerre, l’avion du lieutenant Maréchal, interprété par Jean Gabin et du capitaine de Boëldieu, incarné par Pierre Fresnay, est abattu par le commandant von Rauffenstein (Eric von Stroheim), un aristocrate connaissant par hasard la famille du capitaine de Boëldieu. Les deux officiers français sont envoyés dans un camp en Allemagne. Après plusieurs tentatives d’évasion, ils se retrouvent dans une nouvelle prison dirigée par… von Rauffenstein, un ami de la famille de Boëldieu. Ce drame est l’un des plus humanistes de Jean Renoir. Il y traite de la guerre certes mais il y ajoute aussi une certaine lutte des classes et un message pacifiste universel. À (re) voir !

Pour le réalisateur Jean-Pierre Melville, le meilleur film du Cinéma français s’intitule Le trou et on le doit à Jacques Becker (1960). Il y raconte l’histoire vraie de Jean Kéraudy, qui joue d’ailleurs dans ce film. C’était en 1947 à la prison de la Santé. Dans un style quasi documentaire, Becker nous montre le quotidien des détenus, leur promiscuité, leur solidarité, leur haine aussi et surtout leurs tentatives d’évasion.

Plus loin, tout aussi vrai… Et terriblement romancé, L’évadé d’Alcatraz de Don Siegel (1979) avec Clint Eastwood. Peu de dialogues, peu de mouvements mais tout est calculé, au propre comme au figuré dans ce film. Un film et surtout une évasion réglée comme une horloge. C’est précis et juste… On y apprend la patience et l’obstination. Les deux maîtres-mots de ce confinement, pas vrai ! ?

En vrac et dans le désordre, quand je pense évasion au cinéma, je pense aux films À nous la victoire avec Sylvester Stallone en gardien de but. Dans ce film, que vous avez tous vu certainement, c’est une équipe de foot de prisonniers de guerre qui affronte une terrible mannschaft. Parmi ces détenus, outre Michael Caine, on retrouve également Pelé et notre Paul Van Himst national ! Quitte encore à évoquer Sly et l’évasion, il y a encore la trilogie Evasion. Dans cette saga entamée en 2013, il y incarne un certain Ray Breslin, LE spécialiste des évasions, chargé de tester l’intégrité des systèmes de haute sécurité dans les prisons à haut risque des USA. Alors si le premier épisode (avec Arnold Schwarzenegger) est excitant et bien foutu, le deuxième est correct, quant au troisième, bah, il est pathétique !

Aux titres, autres évasions… Celle de Papillon (1973)… Le pont de la rivière Kwaï (1957)… Un condamné à mort s’est échappé (1956)… Le Reptile (1970)… Les Démons de la Liberté (1947)… Stalag 17 (1953)…

Une envie d’évasion ?

"Toto, je crois que nous ne sommes plus au Kansas ! ?" Dorothée a raison là sur cette route aux pavés dorés avec son chien pas loin. Bingo, il s’agit bel et bien d’une réplique du Magicien d’Oz, le film de Victor Fleming (1939) avec Judy Garland. Merveilleuse comédie musicale de l’âge d’or d’Hollywood, magnifique conte pour enfants (et adultes aussi) où l’évasion, l’équipée (sauvage), l’escapade, la fuite, la bordée… Bref où l’aventure est au bout du chemin, tant pour Dorothée que pour les spectateurs !

S’il fallait résumer cette autre évasion, cette recherche de divertissement au Cinéma, ne retenons que ce film-ci. Deal ? Ou alors, ajoutons également d’autres titres comme ceux de la saga Indiana Jones. Et là, nous faisons coup double dans ce COVID-éo-CLUB car dans toutes ces histoires le professeur Jones s’échappe, non seulement de son quotidien en nous divertissant et en acceptant une mission dangereuse mais il se soustrait encore à ses ennemis qui ne rêvent que de l’enfermer ! Idem avec la quadrilogie Toy Story… de l’évasion par le jeu… avec nos jouets d’enfance. Rires, frissons et larmes au rendez-vous… "vers l’infini et au-delà !"

Ah l’évasion au Cinéma ou comment fuir une certaine monotonie, se délasser, se détendre, se distraire quand les salles rouvriront leurs portes. Vivement ! Quel rêve… Mais mais… Attendez un moment… Si vous désirez d’autres films sur la rêverie, je ne peux que vous conseiller le COVID-éo-CLUB de la semaine dernière. Je vous parlais de Rêves au et de Cinéma. Bim, bam, boum, la boucle est bouclée !

Et sinon, pour vous, quel est le meilleur film d’évasion ?

Bon déconfinement, bon film

 

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