Chronique cinéma

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Cinéma en DVD et en streaming : Nicolas Buytaers nous propose trois perles d’amour

En ce mercredi gris, où l’on a envie de se glisser sous la couette devant un bon film, Nicolas Buytaers nous présente, comme à son habitude, les sorties cinéma en DVD et en streaming.

Eté 85

Le film Eté 85 est une machine à voyager dans le temps signée François Ozon.

Nous sommes en été 85, des vacances rythmées par le tube des Cure "In between days". Alexis, 16 ans, passe cet été au Tréport sur la côte normande. Un jour, il sort en mer et est à deux doigts de chavirer. Il est sauvé in extremis par David, 18 ans. Il y a d’abord de l’amitié entre Alexis et David. Une amitié qui se transforme ensuite, pour Alexis, en passion. Une passion amoureuse et destructrice…

Entre deux confinements, peu de films sont sortis en 2020 et il ne fallait pas rater celui-ci. Si c’est votre cas, rattrapez-le en DVD le plus vite possible, vous y trouverez tout ce qu’il faut pour passer un agréable moment. Un moment nostalgique lié à cette année 1985 et lié surtout aux vacances que nous passions adolescents loin de chez nous. Des vacances souvent synonymes de premiers émois et de liberté. Il y a encore de la drôlerie dans ce film, du grotesque aussi, beaucoup de tendresse, de l’amour, homosexuel ou hétérosexuel – qu’importe ce n’est pas le sujet.

Inspiré par le roman "La danse du coucou" d’Aiden Chambers, balancé entre le teen movie (aux références claires et appuyées) et le thriller (avec ses tensions), sans oublier une petite pointe de drame psychologique, "Eté 85" reste un habile mélange des genres comme Ozon les aime. Avec des questions intelligentes posées sur l’adolescence, le désir, etc. Suite à l’une de ses références, on pourrait même faire de ce film la suite de "La Boum" (genre "La Boum en vacances" voire "La Boum fait du ski nautique") !

Le bonheur des uns

On connaît tous cet adage, "le bonheur des uns fait le malheur des autres". Et c’est cet adage qui est mis en lumière par ce film, "Le bonheur des uns…" de Daniel Cohen.

Ce film revient sur la vie toute simple de Léa. Elle est vendeuse dans un magasin de vêtements. Elle est douce, gentille, honnête, bienveillante, attentionnée, à l’écoute, parfois un poil effacée, indécise… mais elle a quand même plus de qualités que de défauts. Elle est mariée à Marc. Et ce couple est quasi indissociable de celui formé par Karine, la meilleure amie de Léa, et son mari, Francis ! Un soir, alors qu’ils mangent tous les quatre, Léa annonce à son entourage qu’elle a écrit un livre… Les proches de Léa n’en reviennent pas et ils se disent : bah si elle peut y arriver nous aussi. Sauf que ça ne va pas marcher pour les autres mais que ça va cartonner pour Léa. Et là, ce sont les jalousies des uns et des autres qui vont pointer le bout du nez…

Rien qu’avec ce pitch, vous avez deviné les intentions du réalisateur Daniel Cohen : nous faire réfléchir au bonheur, au succès, aux amis, au couple… Ce film va tenter de confirmer ou d’infirmer l’adage : alors, oui ou non, le bonheur des uns fait-il le malheur des autres ?

" Le bonheur des uns… " est une comédie légère, mais pas réellement cinématographique. Une comédie surtout portée par un bon casting : Bérénice Béjo, parfaite en douce et tendre Léa, Vincent Cassel en beauf limité (mais pas vulgaire), Florence Foresti, la meilleure amie jalouse et égocentrique (les fans de l’artiste aimeront), et François Damiens en sculpteur sans talent !

Edmond

C’est un roc ! C’est un pic ! C’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ? C’est "Edmond", le film d’Alexis Michalik, qui est à voir et revoir sur Auvio.

Véritable couteau suisse de la Culture, Alexis Michalik est comédien, metteur en scène, acteur et réalisateur. Avec le film "Edmond", il transpose au cinéma la pièce éponyme qui lui avait déjà apporté de belles louanges. En quelques mots, "Edmond" revient sur l’histoire d’Edmond Rostand, l’auteur du célèbre "Cyrano de Bergerac". Nous sommes donc en 1897 à Paris et le jeune Edmond Rostand n’a rien écrit depuis deux ans lorsqu’il propose un rôle au célèbre comédien Constant Coquelin. Le problème reste que le rôle qu’il lui propose (et par conséquent la pièce) n’est pas encore écrit. Il n’a que le titre : Cyrano de Bergerac. Edmond va devoir se dépêcher pour tout finir ou plutôt tout commencer…

Cette comédie est aussi drôle que dynamique comme une escarmouche verbale du grand Cyrano. Une escarmouche à la fin de laquelle il touche ! Un Cyrano que l’on croit connaître et qu’on (re) découvre avec cette adaptation aux acteurs bien choisis comme avec Thomas Solivéres en Rostand et notre Oliver Gourmet en Cyrano !

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