Chronique cinéma

Plus d'infos

Chronique cinéma | Du Prix du Meilleur Scénario de Cannes au Lion d'Or de Venise

"Portrait de la jeune fille en feu", l'art et l'amour au féminin
"Portrait de la jeune fille en feu", l'art et l'amour au féminin - © Tous droits réservés

Dans sa chronique "cinéma", Nicolas Buytaers nous présente le Prix du Meilleur scénario du dernier Festival de Cannes, "Portrait de la jeune fille en feu" de Céline Sciamma.

Une chronique cinéma à écouter dans son intégralité ci-dessous.

Portrait de la jeune fille en feu

Nous sommes en 1770. A cette époque, il n’y a pas d’application téléphone pour rencontrer des filles. En attendant cette invention, les personnes qui désirent se rencontrer et plus si affinités s’envoient des portraits en peinture. À travers cette histoire, nous faisons la connaissance de Marianne. Elle est peintre. Et elle est invitée à réaliser le portrait de mariage d’Héloïse. Mais Héloïse refuse ce mariage forcé et par conséquent elle refuse de poser. Marianne va devoir employer une multitude de stratagèmes pour la peindre en secret. Elle se présente comme dame de compagnie et tente surtout de gagner la confiance de la future mariée.

Ce film "Portrait de la jeune fille en feu" est une magnifique histoire d’amitié… doublée d’une encore plus belle et magnifique histoire d’amour. Ce film évoque entre autres le regard… et sa réalisatrice Céline Sciamma ("Bande de filles" et "Bird people") pose un regard doux, tendre et sincère sur ses héroïnes. Son film est une peinture vivante où la passion emporte tout… tant Marianne qu’Héloïse mais aussi et surtout les spectateurs que nous sommes.

Marianne et Héloïse, deux très beaux personnages interprétés par Noémie Merlant et Adèle Haenel ! En plus, vous qui croyez connaître les 4 saisons de Vivaldi, la scène de fin vous donnera des frissons tout en redécouvrant ce classique parmi les classiques !

Bastaard

"Bastaard" nous raconte l’histoire d’une famille déchirée par un terrible accident et la mort du jeune Robbie. Deux ans après le drame, son frère cadet, Daan, a toujours du mal à s’en remettre. D’ailleurs c’est toute la famille qui n’a pas réellement réussi à faire son deuil. Le père s’est réfugié dans le travail. Quant à la mère, elle se noie dans les médicaments et la dépression. Un jour, cette maman renverse Radja… un jeune sans abri. Comme pour compenser la perte de son fils aîné, cette maman va accueillir Radja à la maison. Ce que Daan voit d’un très mauvais œil. Et plus Radja va rester, s’installer, plus Daan va douter de son honnêteté…

Il y a du mystère, de la tension… énormément de tension dans ce film… et beaucoup de noirceur. D’où son appellation de thriller. Ce film est réalisé par Mathieu Mortelmans, un jeune réalisateur flamand, de père anversois, de mère bruxelloise et ayant fait ses études de cinéma à Louvain-la-Neuve. C’est dire si Mathieu incarne à lui seul cette Belgique cinématographique et/ou cinéphile. Son film est stylé (comme disent les jeunes)… et stylisé. Ses cadrages sont simples et efficaces… parfait pour accentuer cette tension développée tout au long de ce film noir… noir jaune rouge !

Alice et le maire

Tout commence avec un homme épuisé, à bout, vidé de sa substance, un homme sans idée. Cet homme c’est le maire de Lyon. Pour l’aider à retrouver des idées, il s’adjoint les services d’une jeune intellectuelle, diplômée en philo. C’est Alice. Alice n’est pas là pour réfléchir à la place du maire mais bien pour l’aider à penser à nouveau mais différemment…

"Alice et la maire" de Nicolas Pariser est une comédie politique… assez fraîche et réjouissante… emportée par un beau duo, Anaïs Demoustier ("Bird people", "deux fils") et Fabrice Lucchini juste bien et parfait en vieux briscard de la politique épuisé (sans trop de cabotinages). Ce film pose un regard intéressant sur l’action politique, le tout mêlé de philosophie… Certaines scènes sont riches et denses en propos intelligents !

Joker

Le Joker c’est l’ennemi juré de Batman. C’est sa némésis, l’un n’existe pas sans l’autre. Ici dans le film de Todd Phillips (la trilogie "Very bad trip"), on ne parle pas de Batman mais on suit la vie d’un homme fou depuis sa naissance et le climat tendu et la révolte anti-bourgeois qui gronde ne vont pas l’aider à se soigner. Cet homme c’est le Joker. Idéalement incarné par le grand, très grand même, Joaquin Phoenix, ce Joker est long, lent et ne sert pas à grand-chose. La dernière scène sauve le film… Lion d’Or au dernier Festival de Venise !

Newsletter Musiq'3

Restez informés chaque lundi des évènements, concours et CD de la semaine.

OK