Chronique cinéma

Plus d'infos

CHRONIQUE CINEMA avec Dernier amour, Us et Artic

CHRONIQUE CINEMA avec
4 images
CHRONIQUE CINEMA avec - © Tous droits réservés

Cette semaine dans sa chronique cinéma de Nicolas Buytaers il y a de la séduction en costumes du XVIIIe, de la réflexion sur la peur de l’autre et un polar polaire à -70 degrés. 

Une chronique cinéma à écouter dans son intégralité ci-dessous.

Dernier amour

Nous sommes au XVIIIe siècle. Le célèbre Casanova est en exil à Londres où il découvre une toute autre vie, une autre langue mais aussi une autre société où règnent d’autres mœurs… qui ne correspondent peut-être pas toujours à celles qu’il a connues, avec lesquelles il a vécu au cours de sa longue vie. Il tombe sous le charme de Marianne de Charpillon… une jeune prostituée. Il est tellement fou d’elle qu’il en oublie les autres femmes. Mais elle lui résiste. Elle lui lance même un défi : "Si vous voulez m’aimer… avant de me posséder, il va falloir attendre" !

"Dernier amour" du réalisateur Benoit Jacquot ("Les Adieux à la reine" (2011), "La Fausse suivante" ou "Sade" (2000), tout ça c’est lui, c’est dire si le XVIIIe il connait) raconte comment Casanova, le collectionneur de conquêtes, s’est véritablement cassé les dents sur l’une d’entre elles. Ce Casanova vieillissant, hésitant, maladroit car pour une fois, ça ne marche plus comme il l’entend… c’est Vincent Lindon. Avec ce personnage sur le déclin, il est touchant… et prouve une fois de plus qu’il peut tout jouer… des personnages historiques et en costumes comme des syndicalistes bien d’aujourd’hui dans des drames modernes !

En face, dans le rôle de La Charpillon, cette femme manipulatrice qui se joue du séducteur, il y a Stacy Martin (découverte dans "Nymphomaniac" de Lars Von Trier) ! C’est un rôle et un personnage intéressants car on a l’impression qu’elle venge à sa manière toutes ces femmes trompées par Casanova. Autre détail intéressant dans ce film : les détails justement. Voilà un film précis dans les costumes et les décors !

Us

Adélaïde et son mari Gabe ont deux enfants, Zora et Jason. La famille Wilson passe ses vacances dans la maison d’enfance d’Adélaïde sur la côte californienne. Alors qu’ils auraient dû connaître des vacances de rêve, il y a quelque chose qui ennuie Adélaïde… ça l’ennuie tellement qu’elle en devient paranoïaque. Et un jour quand ils rentrent de la plage, les Wilson découvrent chez eux main dans la main… Adélaïde, Gabe, Zora et Jason… leurs doubles !

Ce film "Us", on le doit à la nouvelle star d’Hollywood, le réalisateur le plus tendance du moment… à savoir Jordan Peele, qu'on a réellement découvert en 2017 avec son premier long métrage, l’excellent film d’horreur "Get out" assez hypnotisant… à travers lequel il dénonçait le racisme antinoir aux Etats-Unis. Ici avec "Us", il élargit le propos et va encore plus loin en proposant une réflexion sur "la peur de l’autre"… et cette dualité qui sommeille en nous tous. Car oui, pour lui, nous ne sommes que dualité. Ne soyons pas dupes de notre duplicité. Car finalement la seule personne dont nous devons avoir peur… c’est nous. Comme nous sommes doubles, l’étranger que nous sommes, celui que nous refoulons fait peur ! Du thriller, de l’angoisse et pas mal de réflexion sont donc au programme avec "Us"!

Arctic

Imaginez un gigantesque SOS dessiné sur la neige ou plutôt creusé dans la glace. Ce SOS c’est l’appel de détresse d’un homme et d’une femme. Elle ne peut plus bouger, lui, tente le tout pour le tout. Il tente surtout de rester en vie mais dans cette région terriblement inhospitalière rien n’est simple : il peut faire moins 70, il y a des ours, des crevasses cachées…

Ce film "Artic" est un film de survie, doublé d’un thriller aussi froid qu’angoissant, triplé d’une réflexion sur la nature… elle sera toujours plus forte que l’être humain. En attendant, ce film est emmené par Mads Mikkelsen qui en peu de mots (car les dialogues sont quasi inexistants) crève l’écran !

Newsletter Musiq'3

Restez informés chaque lundi des évènements, concours et CD de la semaine.

OK