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"Ad Astra", une science-fiction réaliste, concrète et crédible avec Brad Pitt

"Ad Astra", une science-fiction réaliste, concrète et crédible avec Brad Pitt
"Ad Astra", une science-fiction réaliste, concrète et crédible avec Brad Pitt - © Tous droits réservés

Dans sa chronique "cinéma", Nicolas Buytaers nous emmène vers l’infini et au-delà avec le nouveau film de Brad Pitt, Ad Astra.

Une chronique cinéma à écouter dans son intégralité ci-dessous.

Ad Astra

Nous sommes dans un futur proche. L’humanité est partie à la conquête des étoiles et des planètes de notre système solaire pour y découvrir d’autres formes de vies et si possible des formes de vies intelligentes. Le pionnier de cette conquête n’est autre que l’astronaute Clifford McBride. Cela fait des années que la terre n’a plus de ses nouvelles. Il a été déclaré porté disparu en mission. Oui mais un jour, le gouvernement américain demande à son fils Roy McBride d’accomplir une dangereuse mission et pour y arriver, Roy doit retrouver son père !

"Ad astra" est le septième film du réalisateur américain James Gray. Magnifique réalisateur aux longs-métrages à chaque fois prenants, tendus et ultra-maîtrisés : il a réalisé, entre autres, Two lovers, La nuit nous appartient, The Yards, Litte Odessa et The Lost city of Z. Gray c’est un excellent raconteur d’histoires, il aime les gangsters, les personnages qui se dépassent. Et comme "Ad astra" est un pur film de science-fiction, on pourrait se dire "mais que diable est-il allé faire dans cette galère le James ! ?" Il nous propose une science-fiction réaliste, concrète et crédible. Et c’est vrai qu’on y croit. Cette science-fiction est noire aussi, sombre, difficile… Nous sommes bien loin de la SF colorée des super-héros ou du space opera de Star Wars. On s’approche de cette SF des années 70, celle qui nous faisait peur car on y jouait aux apprentis sorciers avec des éléments qui dépassaient l’humanité. Ici c’est pareil !

A travers son film, Gray pose de bonnes questions sur cette humanité, sur notre avenir. En fait, il nous raconte comment les hommes tentent d’entrer en contact avec des extraterrestres à travers l’histoire d’un fils qui tente de rentrer en contact avec son père. C’est intime et large à la fois… En plus c’est produit et joué par Brad Pitt – qui est partout après le dernier Tarantino. Techniquement les images sont brillantes, l’univers et le design du film rappellent le "2001" de Kubrick… Petit bémol : ça manque juste un poil d’émotion… C’est (noir et) froid… froid comme l’espace !

A rainy day in New-York

Les films de Woody Allen, c’est comme le beaujolais Nouveau, il en sort un tous les ans. Et la question principale qu’on se pose reste à chaque fois : quel goût a-t-il ? Est-ce un goût de banane, de cerise, de fruits rouges ou un goût de trop peu ! ? Avec ce film, A rainy day in New-York ("Un jour de pluie à New-York"), Woody s’est fait plaisir et ça se voit, ça se sent.

Le film raconte le week-end d’un couple d’étudiants. Ashley est invitée à New-York pour interviewer un grand réalisateur pour la gazette de leur université. Gatsby, son petit copain, est New-Yorkais. Il connaît la ville par cœur. Les études ne l’intéressent pas. Il ne jure que par le poker, jeu grâce auquel il gagne pas mal d’argent. Avec ce petit week-end, Gatsby compte bien faire découvrir sa ville à sa fiancée en l’emmenant dans les endroits les plus chics. Mais rien ne va se passer comme Gatsby l’avait prévu. Sa copine se fait embarquer dans une drôle d’histoire, elle va courir après son réalisateur dépressif tout en prenant en flagrant délit d’adultère la femme de son scénariste et en se faisant draguer par la vedette du moment. Complètement dépassé par les événements, Gatsby va remettre sa vie en question, et se poser enfin les bonnes questions et découvrir que sa ville lui réserve encore pas mal de belles surprises !

Brillamment emmené par Timothée Chalamet (le nouveau Brad Pitt vu dans "Call me by your name" et "My beautiful boy"), Elle Fanning, Selena Gomez, Jude Law, ce film est drôle, naïf, romantique et piquant (le septième art, les bourgeois, les étudiants, tout le monde en prend pour son grade) ! C’est un agréable moment de cinéma à passer au sec et au chaud dans une salle sombre.

Trois jours et une vie

L’histoire se passe dans les Ardennes belges en 1999. Le petit Rémy a disparu. Personne ne l’a vu. Ses parents sont désespérés et une gigantesque battue est organisée le lendemain dans la forêt voisine. Alors que le village s’attend au pire, une terrible tempête s’abat sur la région et détruit tout sur son passage. La priorité n’est plus la recherche de Rémy mais bien de réparer les dégâts de cette catastrophe naturelle. Quinze ans plus tard pourtant, l’enquête sur la disparition est rouverte avec qui sait… enfin son dénouement ! ?

Ce film de Nicolas Boukhrief ("Le convoyeur", "Cortex", "Gardiens de l’ordre", tout ça c’est lui et c’était très bien, tendu et prenant) est inspiré d’un roman de Pierre Lemaître ("Au revoir là-haut"). Balancé entre le drame et le thriller, ce film ne trouve pas son genre, ni son ton… Donc, il est un peu bancal. Plusieurs détails (dans l’enquête, dans le caractère des personnages et leur évolution) ne vont pas, ne collent pas. Alors que les débuts nous font penser à une version ciné de "La trêve", la fin est trop légère et simpliste pour être crédible !

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