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Les années sombres et le dernier Beethoven

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Beethoven - © Hulton Archive - Getty Images

Les années sombres


Beethoven est en contact avec l’inventeur Nepomuk Maelzel qui lui fabrique des outils pour remédier à sa surdité comme des cornets auditifs. Mais ce dernier l’introduit surtout au métronome, qui permet au compositeur d’insuffler à l’interprétation de sa musique une précision encore plus grande.

L’année 1815 bouleverse la vie de Beethoven. Son frère Karpar Karl décède, lui laissant la tutelle de son fils Karl. Le compositeur prend ce rôle à cœur et jugeant de l’indignité de sa belle-sœur, il lui fait retirer l’enfant et l’accueille sous son toit. La cohabitation et l’éducation du jeune homme ne se passent pas bien et cela pèse fortement sur Beethoven, devenu maintenant complètement sourd. A cela s’ajoutent des procès avec la mère de l’enfant. Ne pouvant plus communiquer par la parole, le compositeur doit à partir de 1818, le faire par l’intermédiaire de carnets de conversation, dont cent trente nous sont parvenus sur plus de quatre cents utilisés dans ses dernières années. Sa surdité totale ne l’empêche pas de continuer à créer, et il compose la Messe en ré.

Il perd la tutelle de Karl en 1819, qui retourne vivre chez sa mère, sans qu’aucun des procès intentés par Beethoven pour le récupérer n’aboutit jusqu’en 1820. Il obtient cette année-là, la garde définitive de son neveu.

La Neuvième Symphonie et la Missa Solemnis sont achevées en 1823. Il rencontre le jeune Liszt, qui est déjà reconnu comme un virtuose et dont Beethoven reconnaît le talent. Liszt retranscrira plus tard toutes les symphonies de Beethoven pour le piano. Le succès de la Neuvième Symphonie ne réglera pas les problèmes financiers qui rongent Beethoven, dont les seules économies sont consacrées à l’éducation de son neveu. Les cinq derniers Quatuors à cordes sont ses dernières compositions.

En juillet 1826, son neveu Karl fait une tentative de suicide, ce qui bouleverse profondément Beethoven et fait scandale à Vienne. Beethoven contracte une pneumonie en décembre de la même année, compliquant les autres maux dont il souffre depuis le début de sa vie. Il meurt le 26 mars 1827, entouré de ses amis les plus proches. Sa dépouille sera accompagnée de 10 000 à 30 000 personnes, lors de ses funérailles. Celles-ci seront marquées par la présence de Franz Schubert et d’autres musiciens de renom.

Ce dimanche 26 janvier, Hélène Michel et Fabrice Kada retrace les dernières années de la vie de Beethoven, des années sombres.

Le programme de la journée

7h-9h : Carpe Diem présenté par Brigitte Mahaux.

9h-11h : Axelle Thiry consacre son émission Voyages aux années 1812-1816 de la vie de Beethoven. Elle retrace ces années de lutte avec comme fil conducteur, un été que Beethoven passa à Toeplitz, en 1812.

11h-15h : Hélène Michel et Fabrice Kada plongent dans les années sombres de Beethoven, à travers une programmation musicale mais aussi des interventions du musicologue Jan Caeyers, mais aussi avec des invités.

Sylviane Hazard mettra en évidence à quel point Beethoven a pu être une source de dérision mais aussi une source d’inspiration dans la musique populaire.

15h-17h : Concert. La Missa Solemnis est interprétée par le Belgian National Orchestre dirigé par Hugh Wolff. Un concert qui vous sera présenté en direct depuis Bozar par Laurent Graulus et ses invités.

17h-19h : Camille De Rijck et ses invités présenteront une Table d’écoute consacrée au Quatuor à cordes n°13.

20h : Neuvième symphonie enregistrée par Musiq3 le 30 juin 2018, à Bozar, avec, entre autres, l’Orchestre Symphonique de La Monnaie et Alain Altinoglu.