Une intégrale des oeuvres pour violoncelle et piano de Beethoven qui s'inscrit dans les plus hautes sphères de la discographie beethovénienne

Critique de Nicolas Blanmont

On avait découvert Alexander Lonquich dans les années 80 comme jeune pianiste allemand d’allure romantique enregistrant pour EMI. Après une éclipse discographique, on l’avait retrouvé récemment chez Alpha, signant notamment un passionnant album consacré aux dernières sonates de Schubert. De vingt-deux ans son cadet, le violoncelliste franco-allemand Nicolas Altstaedt est quant à lui de ces noms devenus familiers sur les affiches de musique de chambre, et on sait que Gidon Kremer en a fait son successeur comme directeur artistique du légendaire festival de Lockenhaus.

Le premier sur un pianoforte Graf de 1827, le second sur un Guadagnini de 1749, les voici dans une très belle intégrale de l’œuvre pour violoncelle et piano de Beethoven : les cinq sonates bien sûr, mais aussi les trois séries de variations pour violoncelle et piano, basées sur Mozart (Ein Mädchen oder Weibchen et Bei Männern welche Liebe fühlen) ou sur Haendel (See the conqu’ring hero comes).

Pas fondamentalement original sans doute en cette année jubilaire, mais très abouti dans la fluidité et l’intensité. Au point de s’inscrire dans les plus hautes sphères de la discographie de ces œuvres.

2 CD Alpha/Outhere

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