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Sabine Devieilhe nous emmène de la joie à la tristesse au fil d'airs de Bach et Haendel

Le nouveau récital de Sabine Devieilhe ne cherche pas midi à quatorze heures : Bach et Haendel. Quoi de Bach, et quoi de Haendel ? Essentiellement de la musique sacrée, ce qui n’a rien de surprenant pour le premier nommé et qui, pour le second, n’est pas insensé. Accompagnée de Raphaël Pichon et de son (leur ?) ensemble Pygmalion, la soprano française propose un programme assez proche du concert qu’elle avait donné à Bozar en octobre dernier : deux cantates de Bach (Mein Herze schwimmt im Blut, BWV 199 et Jauchzet Gott in allen Landen BWV 51), mais aussi côté Haendel des extraits de la Brockes Passion et de l’oratorio Il trionfo del Tempo e del Disinganno et, seules incursions hors de la musique sacrée, de l’opéra Giulio Cesare in Egitto (dont le célèbre lamento de Cléopâtre Piangero la sorte mia).

Le programme est moins composé en raisons de considérations musicologiques ou philologiques que pour le seul plaisir des interprètes et des auditeurs mais, avec cette voix chaude et ductile et l’excellent accompagnement instrumental, on ressent tour à tour intensément la joie ou la tristesse des airs choisis. Et c’est la tristesse qui l’emporte à l’applaudimètre.

CD Erato/Warner Classics

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