René Jacobs sublime la Missa Solemnis de Beethoven

Deux ans après un mémorable enregistrement de Leonore, René Jacobs s’attaque à l’autre grande composition vocale de Beethoven : la Missa Solemnis, œuvre de la maturité du compositeur, réputée pour sa complexité – tant pour les interprètes que pour les auditeurs.

Une fois encore, le travail de préparation du Gantois est des plus fouillés, comme en témoigne une longue interview de présentation publiée dans le livret du CD en forme "abrégée" (quatorze pages serrées quand même) et sur le site internet d’Harmonia Mundi en forme intégrale. Jacobs y parle notamment du rapport de Beethoven à la religion, de la difficulté technique des parties de sopranos (qui, pour lui, symbolise l’impossibilité d’accéder au divin), de l’humour qui se cache dans la partition, de la disposition du chœur (de part et d’autre de l’orchestre à cour et jardin) ou même de la relation qu’il voit avec Le cri d’Edvard Munch !

Mais c’est évidemment surtout le résultat qui séduit et convainc : intensité, théâtralité, ferveur, éblouissement sonore, on est comblé. Evidemment, il y a le Freiburger Barockorchester, le RIAS Kammerchor de Berlin et quatre bons solistes, habitués ou non de l’aventure Jacobs (Polina Pastirchak, Sophie Harmsen, Steve Davislim et Johannes Weisser). Mais il y a aussi et surtout le vrai génie d’un chef qui est et reste aussi un chanteur.

CD Harmonia Mundi/Pias

Ecoutez un extrait de l’album : Gloria "Gloria in excelsis Deo"

Tentez de remporter un exemplaire en participant à notre concours

Newsletter Musiq3

Restez informés chaque vendredi des évènements, concours et CD de la semaine.

OK